Avant-Première VO : Review: Daredevil #117[FRENCH] Toujours lancé dans l’arc « Return of The King », Ed Brubaker continue dans la (re)montée en puissance du Kingpin. De la même manière qu’il lui avait ménagé une sortie plutôt originale de la série il y a quelques temps, le scénariste construit un retour qui, dans la forme, n’a rien de téléphoné. C’est bien le Kingpin « larger than life », très Millerien, qui reprend du service…

Daredevil #117 [Marvel] Scénario d’Ed Brubaker
Dessins de Michael Lark
Sortie américaine le mercredi 25 mars 2009

Daredevil #117Le Kingpin s’était rangé des affaires et avait trouvé une nouvelle famille. La Main a fait le ménage dans l’épisode précédent, tablant visiblement (selon une logique un peu défaillante, ou bien on nous réserve un twist plus tard ?) que le fait de tuer les proches de Wilson Fisk le pousserait à se retourner contre Daredevil. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait l’interprétation du Kingpin, qui se dit que l’ennemi de son ennemi est… peut-être pas son ami mais en tout cas son allié. Revoici donc Wilson à New York, bien décidé à proposer une alliance à Daredevil.

Un bon point pour la scène où le Kingpin se présente à ses anciennes troupes. Dans l’arc où Bendis l’avait écarté du contrôle de la pègre, ce scénariste l’avait fait descendre de son rang, laminé au terme d’un combat qui avait tout d’une bagarre d’ivrognes. Là, Brubaker montre un Kingpin tout en retenu, qui du coup regagne en charisme… Je me demande quand même si tout ça ne demanderait pas une petite scène (pas forcément dans Daredevil) où l’on verrait le Hood réagir au retour de cet autre roi du crime, qui s’impose du coup comme un concurrent…

Daredevil/Matt Murdock, lui, est tout le contraire de la retenue. Il fait feu de tout bois, désirant aussi bien avoir la garde de sa femme… que retenir l’autre femme de sa vie… Dans la foulée il veut aussi bien se « venger » du détective qui l’a piégé que de ses beaux-parents ou, bien sûr, de la Main. Ce qui fait qu’aussi désagréable que soit Master Izo, le vieux sage n’a pas tort quand il dit que Matt manque de « focus ». Si la couverture évente un peu le rapprochement entre Murdock/Fisk, la partie de l’épisode consacrée à la vie privée du héros semble semer quelques petites graines qui vont continuer de germer dans les mois qui viennent. Devant la régularité du travail de Brubaker sur cette série, c’est presque banal de dire que l’épisode est une nouvelle fois excellent mais que voulez-vous, c’est une vérité alors elle est bonne à dire et à redire mensuellement…

[Xavier Fournier]