Avant-Première VO: Review Civil War #1[FRENCH] Civil War remet le couvert à la faveur de Secret Wars. Une des baronnies de Battleworld est en effet un univers où la guerre civile entre Captain America et Iron Man ne s’est jamais arrêtée, où les morts ont continué de tomber. Désormais la marche arrière n’est plus possible. Des années plus tard, cependant, les deux camps se laissent une dernière chance…

Civil War #1Civil War #1 [Marvel Comics] Scénario de Charles Soule
Dessins de Leinil Yu
Parution aux USA le mercredi 8 juillet 2015

Une des critiques faîtes au premier Civil War par certains lecteurs étaient le deus ex machina à la fin, quand Captain America en vient à réaliser que le jeu n’en vaut pas la chandelle, que le combat n’amènera que des pertes en plus. Voici, via Charles Soule et Leinil Yu, une manière de voir ce qui se serait passé si le vengeur étoilé n’avait pas entendu la voix de la raison. Ou plus exactement si la situation avait dégénérée au point que la question ne soit plus de mise, que les deux camps se reprochent des pertes encore plus importantes. Sur Battleworld, voici un secteur ou Civil War dure depuis six ans, dans une Amérique qui s’est divisée en deux camps, le Blue et l’Iron. Du coup, les choses sont beaucoup plus militarisées et les deux camps sont plus que jamais prêts à se sauter à la gorge. Ce premier épisode est relativement tout en pression, avec les choses qui vont, logiquement, exploser à brève échéance…

Même si Mark Millar et Steven McNiven ont des styles très différents de l’équipe créative de cette deuxième Civil War, Charles Soule et Leinil Yu arrivent assez bien à recréer l’intensité de l’opposition entre Stark et Rogers. On est assez rapidement replongé dans l’ambiance du premier événement. Les choses sont raccord, même si Civil War version 2015 se lit comme un véritable What If pas si connecté à Battleworld et à son dieu. Si les deux camps avaient été faits prisonniers par une entité de ce type, la chose aurait sans doute réunifié les héros contre une menace commune. Au lieu de cela, les voici toujours l’un contre l’autre. En un sens, peu importe. La seule valeur qui compte, c’est la lecture. Et elle n’est pas mauvaise, loin s’en faut. Libérés de l’impératif de rendre les personnages à leurs séries mensuelles, Soule et Yu peuvent véritablement jouer avec des figures comme Peter Parker, l’utiliser autrement qu’un Spider-Man sans rendre de compte. Et du coup, la série pourra véritablement se terminer d’une manière imprévisible.

[Xavier Fournier]