[FRENCH] Steve Rogers est redevenu un gringalet par la faute de Machinesmith. Un Machinesmith qui par ailleurs a passé un deal avec Sharon. Mais est-ce un pacte faustien ? Tandis que Captain America tente de retrouver son physique, les terroristes lançent des Madbombs dans les rues. Et cette fois on distingue un visage familier parmi les victimes de cette folie…

Captain America #10 [Marvel Comics] Scénario d’Ed Brubaker
Dessin d’Alan Davis
Sortie au USA: Mercredi 25 avril 2012

Ne tournons pas autour de la chose : C’est assurément Alan Davis qui aura donné le ton pour cet arc, en plaçant un style qui permet à l’action de s’épanouir sans se séparer de l’élégance propre à cet artiste. Car niveau scénario, si Brubaker part d’une intention très louable (donner une suite à la mini-série Steve Rogers: Super-Soldier), l’idée se transforme en une prolongation. En lieu et place de réelles retombées, on a un Steve Rogers qui perd à nouveau son physique (avec une rapidité étonnante mais ce n’est pas la première fois qu’on voit la chose avec Cap: quand des bandits lui retirent son sérum ou neutralisent ses effets, le héros perd sa masse musculaire en un éclair, comme si quelqu’un avait désintégré les kilos de muscles). Donc la problématique est largement la même que dans Steve Rogers: Super-Soldier. En un sens on reinstaure la même situation, on la règle et l’adversaire semble neutralisé. Ce qui fait qu’on peut se demander ce que l’arc apporte réellement en plus. L’arc n’est pas déshonorant et un sens la présence de Davis lui donne quelque chose d’énergique, de plaisant à lire.

Comme cette couverture le révèle, le Falcon est de la partie (encore que pas forcément dans la position montrée sur l’image) et c’est un plus certain pour l’épisode, ce héros se faisant trop rare chez Marvel depuis quelques temps (oui je sais, on l’a aperçu dans X-Sanction mais ce n’est pas vraiment comme si l’éditeur faisait preuve d’une ambition spéciale en ce qui le concerne). Là, il n’est pas forcément à son avantage mais il est un élément majeur de l’histoire et c’est déjà pas mal. On appréciera aussi que Sharon Carter puisse ici montrer qu’elle n’est pas une potiche et qu’elle est capable de gérer les pires criminels sans pour autant que Cap soit là pour surveiller. Sur le principe on le savait déjà depuis des décennies mais celà faisait un moment qu’on ne l’avait pas vu en position d’avantage. C’est donc un épisode sympathique, avec de bons moments, mais qui aurait été vraiment très bien si Brubaker avait évité une certaine redite…

[Xavier Fournier]