[FRENCH] S’il est des épisodes qui gagnent du temps sans faire avancer l’histoire, ce numéro de Brightest Day n’en fait assurément pas partie. Bien au contraire l’intrigue liée à Hawkman s’envole, c’est le cas de le dire. Et surtout Deadman découvre à quel point il ne fait pas bon, mais alors pas bon du tout, défier la volonté de la batterie blanche…

Brightest Day #18 [DC Comics] Scénario: Geoff Johns & Peter Tomasi
Dessins: Ivan Reis, Ardian Syaf, Scott Clark, Joe Prado
Sortie américaine le 19 janvier 2011

Le cheminement d’Hawkman et Hawkgirl aura été sinueux, c’est le moins qu’on puisse dire, avec une enquête qui aura commencé par une chasse aux cadavres, puis un combat contre Hath-Seth, un voyage sur le vrai Hawkworld avant de les attirer sur le monde des Zamarons. Mais il est certain que dans cet épisode beaucoup de choses évoluent vite, qu’il s’agisse de leur adversaire ou d’eux-même. Sont-ils redevenus les maîtres de leur propre destin ? Jusqu’à la dernière page le scénario joue avec différents ressorts pour qu’on ne sache pas trop où tout ça va. Même si leur dernière scène attirera sans doute certains doutes, il est certain qu’on est à un bien autre niveau que l’épisode récemment gâché pour un « rêve » du Martian Manhunter. On peut douter de la permanence de certains de ces événements il cela n’enlève rien à leur intensité dramatique…

D’autant… d’autant que la véritable révélation des pages finales tient surtout dans la personnalité de la batterie blanche, qu’on a vu jusqu’ici faire des choix arbitraires, pas forcément partagés par ses « pions ». « Arbitraires » mais pas « néfastes ». Mais qui nous dit, en fin de compte, que le camp de la lumière blanche est celui du bien ? L’esprit de la batterie montre à quel point il peut être rude quand quelque chose ne va pas dans son sens et Deadman en est un témoin impuissant. Globalement on sent enfin que la conclusion approche, qu’il s’agisse du compte-à-rebours de la charge de la batterie blanche ou du fait que Captain Boomerang revienne prendre un rôle dans l’histoire (sur les douze, il avait sans doute été le grand absent). Certains douteront de la permanence de certaines choses comme je le disais (et on peut les comprendre), mais on a très certainement un sentiment d’accélération…

[Xavier Fournier]