Avant-Première VO: Review Big Man Plans #1[FRENCH] Si Eric Powell est connu de longue date pour The Goon, le voici qui, en compagnie de Tim Wiesch, s’ouvre une nouvelle série chez Image. Big Man Plans nous décrit, là encore, les aventures d’un personnage rageur, méprisé par les autres. Ce qui ne fait qu’augmenter la rage de Big Man…

Big Man Plans #1Big Man Plans #1 [Image Comics] Scénario d’Eric Powell & Tim Wiesch
Dessins d’Eric Powell
Parution aux USA le mercredi 4 mars 2015

Powell a le goût du grotesque et du baroque. Bien qu’il s’agisse ici d’une co-création et qu’il soit toujours délicat d’aller savoir qui a apporté tel ou tel aspect, on reconnaît tout de suite les aspérités qui ont pu plaire à Powell dans ce projet. « Big Man » est tout sauf un grand homme… Le héros de la série est en effet un nain qui doit se battre contre le regard des autres, qui est passé du monde d’un paternel très optimiste à une réalité sans pitié. En clair, pendant des années la vie va lui réserver de la merde. Un destin qu’il ne doit qu’à sa petite taille. Rien. Pas de perspective, pas d’espoir… Pas de destin ? À ça, le destin, c’est une autre chose. Car poussé à bout, Big Man tente une solution de rechange, l’armée… qui va changer sa vie, même s’il est pourtant réformé.

Big Man, c’est une machine à tuer, un personnage féroce dans un monde brutal, teinté d’humour noir, où ses adversaires, des années plus tard, tremblent encore en se souvenant de la « version réduite de la mort ». La grosse différence avec The Goon, c’est qu’ici, pour l’instant en tout cas, il n’y a pas de place pour le surnaturel. Big Man Plans, c’est un peu… Et si le Punisher était un homme de petite taille ? As de la caricature, Powell retranscrit une ambiance très particulière. Il ne se moque pas de son personnage principal. Il le prend au contraire très au sérieux, soulignant la débauche, la tartufferie et la perversion des gens dits normaux. Et Big Man là-dedans ? C’est une boule de colère venue leur présenter l’addition. Un récit bien corsé, un peu dans la même ambiance que certains films de Robert Rodriguez…

[Xavier Fournier]