Avant-Première VO: Review Batman Eternal #5[FRENCH] Batman est tellement intéressé par sa ville qu’il en oublie les habitants. C’est le reproche que lui fait Red Robin, qui s’occupe plus des victimes d’une étrange épidémie. Mais le contact avec les gens de Gotham, d’autres s’en préoccupent aussi, comme Vicky Vale et Harper Row…

Batman Eternal #5Batman: Eternal #5 [DC Comics] Scénario de Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, John Layman, Tim Seeley
Dessin d’Andy Clark
Parution aux USA le mercredi 7 mai 2014

Cette semaine, on se désintéresse un peu du sort du commissaire Gordon et Batgirl pour étendre le contexte de la série à la « famille » de Batman. Mais ce qui saute aux yeux, d’emblée, c’est le dessin plein de détails d’Andy Clark. C’est vraiment un changement par rapport aux épisodes précédents. Mais il s’agit d’un bond en avant. Je ne sais pas ce que DC Comics attend pour trouver à Clarke un projet à son envergure. Au fil des ans il n’a cessé de progresser. Si la construction des personnages est différente, dans les effets de relief, je retrouve certaines choses de Mike Kaluta, ce n’est pas peu dire. Clarke traite avec élégance tous les protagonistes, en prenant soin de leur donner une spécificité. C’est évident quand il dessine le streetwear des canailles du quartier des Narrows (la petite ligne de marque sur le côté du bonnet par exemple) ou la chevelure et les piercings d’Harper.

Dans cette écriture collective, on ne sait jamais vraiment qui fait quoi. Mais en tout cas on donne beaucoup de tonus à Tim Drake, un personnage qui, depuis le reboot, s’est beaucoup cherché. La distance avec Batman est assez bien géré (encore que Tim a l’air d’être un peu tête de lard, à mettre dans la figure de son mentor les noms de deux personnes récemment disparues de sa vie). Batman Eternal #5, finalement, c’est un numéro où il y a beaucoup de caractère. Vicky Vale aussi en fait preuve, bien qu’à mon avis il n’y avait sans doute pas besoin de lui rajouter un jeune assistant. Déjà qu’elle fait Lois Lane du pauvre, alors si en plus on lui rajoute un pseudo-Jimmy Olsen. Du caractère, Harper Row en aussi à revendre. Mais l’épisode la remet un peu à sa place, dans le sens où elle n’est peut-être pas aussi compétente qu’elle pourrait le croire. Il lui reste des choses à apprendre. Tout cela fait que cette série pourrait aussi bien se nommer « Batman Universe » tant l’entourage direct ou indirect de Batman en profite. En tout cas, c’est une bonne livraison !

[Xavier Fournier]