[FRENCH] Après quelques épisodes de fill-in, la nouvelle équipe créative de Batman And Robin (Tomasi + Gleason) reprend les choses en mains. Après une première minisérie pendant Blackest Night, on savait que Peter Tomasi gérait bien Dick Grayson et Damian Wayne. Voici que Patrick Gleason se montre lui aussi à la hauteur et rebooste la série…

Batman And Robin #20 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessins de Patrick Gleason
Sorti aux USA le mercredi 9 février 2011

Comment écrire Batman & Robin après Grant Morrison (et quelques épisodes de Paul Cornell jouant les bouche-trous) ? Pour Peter Tomasi la réponse est visiblement de faire monter les enchères en écrivant en scène d’ouverture toute la Bat-family rapprochée, à savoir Bruce Wayne et ses fils, qu’ils soient adoptifs ou biologiques. On commence donc en douceur avec une nuit enfin tranquille au manoir Wayne et une famille réunifiée, avant que les enquêtes de Batman & Robin reprennent leurs droits. Tomasi fait, ici aussi, un sans faute. Il n’est peut-être pas un des grands architectes de DC à la même hauteur que Morrison et Johns mais c’est un excellent reprenneur de séries, comme il a déjà pu le prouver sur Green Lantern Corps ou dans sa collaboration sur Brightest Day. Tomasi induit par ailleurs une dynamique intéressante entre le Commissaire Gordon et le nouveau Robin. S’il est sûr qu’un Batman peut ressembler à un autre, il est certain que Damian ne peut pas passer pour un de ses prédécesseurs et que ça fait « tache » (dans le bon sens, pour les besoins du scénario).

De Tomasi, j’attendais donc une certaine reprise de la série. Pour ce qui est de Patrick Gleason, son récent passage sur Green Lantern avait montré les progrès de l’artiste mais quand à savoir si son style conviendrait à l’univers de Batman (quand bien même il l’avait déjà pratiqué sur ses JLA, mais il y a déjà quelques années), la chose était plus diffuse. Et bien nous voici rassurés, avec une gestion des graphismes qui n’est peut-être pas celle de Frank Quitely mais bon Quitely s’en est allé passé les trois premiers épisodes et le titre a parfois connu des hauts et des bas. Gleason s’en tire en dressant un univers noir, avec une certaine texture. C’est une bonne surprise…

[Xavier Fournier]