Avant-Première VO: Review Batman #51[FRENCH] Batman a bouclé la boucle. Il s’est reconstruit. C’est pour ainsi dire un homme neuf. Mais pour autant il n’a pas atteint la sérénité. Le chevalier noir et ses alliés attendent ainsi de voir de quel côté viendra la nouvelle menace. Car, c’est la nature du jeu, Gotham est perpétuellement en danger. Batman reprend donc sa garde.

Batman #51Batman #51 [DC Comics] Scénario de Scott Snyder
Dessins de Greg Capullo
Parution aux USA le mercredi 27 avril 2016

Si Batman #50 sonnait comme la fin d’un cycle, le #51 est assurément l’épilogue de la série version « New 52 ». D’ailleurs en un sens, le Batman de Snyder et Capullo sort de ces cinq dernières années comme le titre qui aura le mieux gardé le cap. Que l’on aime ou pas le travail du tandem sur l’alter-ego de Bruce Wayne, il a une « vista » et l’aura appliqué de façon cohérente et homogène. On peut dire que l’exploit est rare dans le cheptel récent de l’éditeur. Néanmoins, il faut refermer cette incarnation avant de laisser le volant de la série à de nouvelles mains (même si ce n’est pas pour autant la fin du Batman de Snyder, qui jouera les prolongations dans All-Star Batman). Aussi les auteurs règlent donc (de manière aussi rapide que peu crédible) l’une des retombées les plus visibles qui avait frappé l’un des proches de Batman. Ce dernier, lui, se redécouvre, comme si son corps avait été rebooté et était devenu une page blanche qui attendait de nouvelles cicatrices. Plus qu’un happy end, Batman #51 voit le héros attendre le « coup d’après » et revisiter sa ville, ses adversaires, pour anticiper l’offensive.

« This brand of justice tastes a lot like bananas »

Ce qui donne sa tenue à ce run, c’est bien entendu Greg Capullo. Un ou deux fill-ins par ci, par là, c’est vrai, mais globalement ce qui profile à l’horizon, c’est une version omnibus d’un run qui se lira comme un tout, mieux en un sens que le run de Morrison (bien que celui ait ma préférence sur le plan scénaristique, en particulier pour ce qui est du rythme, les écarts de style d’un dessinateur à l’autre jouaient un peu contre leur camp). Capullo est donc là aussi pour ce #51, même si on regrettera un peu que l’occasion ne lui soit pas donné de réutiliser certaines de ses créations comme Harper (par contre, il rend au moins visite à la Cour des Hiboux). Une belle tenue générale…

[Xavier Fournier]