Avant-Première VO: Review Avengers #4[FRENCH] Après avoir vaincu Ex Nihilo et ses amis, les Avengers sont sur la piste d’A.I.M. C’est l’occasion d’en apprendre plus Hyperion qui, jusqu’à récemment, était un prisonnier de cette même organisation criminelle. Après trois épisodes au pas de course, avec des personnages à peine présentés, on pouvait espérer que les numéros suivants seraient plus abordables…

Avengers #4Avengers #4 [Marvel Comics] Scénario de Jonathan Hickman
Dessin d’Adam Kubert
Parution aux USA le mercredi 30 janvier 2013

Pendant trois épisodes Jonathan Hickman nous aura bien promené en invoquant une quinzaine de personnages qui finissent par l’emporter sans qu’on ait vraiment eut le temps de saisir qui fait quoi. Et encore, je n’ose me mettre à la place de quelqu’un qui voudrait donner sa chance au comic-book des Vengeurs après avoir vu le film et qui tomberait sur des personnages aussi obscurs que Captain Universe ou Hyperion sans qu’on se donne vraiment la peine de les définir. J’aime bien les personnages de troisième rang. Il y a toujours matière à les faire grandir. Mais là il faut quand même avouer que le scénariste ne donne pas vraiment dans la pédagogie. C’est un peu « soit vous suivez, soit vous n’avez rien à faire là ». Et surtout après la conclusion du numéro précédent qui voyait Captain Universe l’emporter… Sans qu’on se donne la peine de la présenter un petit peu (sans parler du fait que c’était quand même gros que les Vengeurs aient justement dans leurs rangs une Captain Universe qui est la divinité maîtresse des adversaires). Donc, le nez moins sur le guidon, la première bataille réglée, on pouvait s’attendre à décompresser et à voir arriver quelques réponses. Qui est donc cet Hyperion ? Celui du Squadron Supreme, celui du Squadron Sinister ou encore une autre version sortie d’un numéro d’Exiles ou d’on ne sait où. Sur ce point Jonathan Hickman, connu pour ses ellipses et ses détours, ne cherche pas à gagner du temps. On est assez vite fixé, avec des allusions vraiment énormes à Superman (sachant qu’Hyperion est déjà un clone de Superman, était-il besoin d’en faire des tonnes avec ces éléments empruntés aux films ou à Crisis).

Le problème c’est que cet épisode ne répond finalement qu’à ceux qui connaissaient déjà le personnage. Si vous connaissez bien Hyperion, vous voici rassuré, le scénariste s’adresse à vous et vous dit de quelle version il s’agit. Pas de souci. Si vous ne le connaissez pas ou pas plus que ça, attendez-vous à quelque chose d’indéfini qui vous expliquera en plusieurs endroits que Hyperion = pseudo-Superman, ça d’accord… Mais malgré les efforts de l’auteur et l’usage d’un monologue j’ai quand même du mal à sentir quelle mentalité il veut donner à son personnage. J’aime bien une bonne partie du casting de cette équipe mais pour ce qui est de l’histoire ça commence vraiment à ressembler au SHIELD du même Hickman avec des capes et des masques en plus. En clair, l’auteur est tout dans sa structure, par ailleurs complexe, et le lecteur, lui, en est réduit à se demander qui sont les gens sous les masques…

[Xavier Fournier]