Avant-Première VO: Review Astro City #27[FRENCH] Kurt Busiek continue de faire l’inventaire des citoyens les plus baroques d’Astro City avec le personnage d’American Chibi, une sorte de Powerpuff Girl adaptée au contexte de la série. Avec toujours ce mélange doux-amer d’optimisme et de fatalité.

ChibiBAstro City #27 [Vertigo/DC Comics]
Scénario de Kurt Busiek
Dessins de Joe Infurnari
Parution aux USA le mercredi 23 septembre 2015

Kurt Busiek aime bien, de temps à autre, consacrer un épisode entier d’Astro City à un personnage totalement incongru, sur lequel on ne parierait pas un rouble. On a pu le voir au fil de la série avec le lion tiré d’un dessin animé, encore récemment avec le gorille as des percussions et voici donc American Chibi, héroïne grotesque que l’on croirait tirée d’un dessin animé, avec ses proportions hyper-déformées. Mais, au-delà de la référence aux Powerpuff Girls dont je fais état dans cette intro, Busiek détourne son idée de départ pour (re)visiter quelques archétypes. Son American Chibi tient aussi à la fois de Bat-Mite et des X-Babies, d’autant plus que toute la Honor Guard (l’équivalent de la Justice League chez Astro City) passe elle aussi à la moulinette de cette caricature. Comme bien souvent chez Busiek, la morale de l’histoire est que même le personnage le plus modeste peut faire preuve d’héroïsme et de valeur.

Avec des personnages caricaturés en bambins, vous pourriez penser tout de suite à Skottie Young… Mais il œuvre chez la concurrence et n’est donc pas disponible. Comme c’est le cas depuis quelques temps, Brent Anderson n’est pas derrière les manettes du dessin. Cette fois encore on retrouve un « guest-artist », Joe Infurnari, qui sépare bien les mondes (le « réel » et le « virtuel ») par un changement de style. Si bien qu’au début du numéro, qui se veut plus gris, il surfe un peu sur des traits à la Bill Sienkiewicz… Ce qui est loin d’être une mauvaise référence, même si la partie virtuelle est moins inspirée. Encore une fois une bonne livraison. Mais on sait qu’avec Astro City, on est rarement déçu.

[Xavier Fournier]