[FRENCH] Alors que Ends of the Earth progresse et que la fin de l’arc approche même à grand pas, Spider-Man et ses deux alliées sont coincés dans une véritable tragédie. Spider-Man n’a pas sauvé des civils, contrairement à ce qu’il avait juré. Et Silver Sable est touchée de plein fouet par la perte. A moins qu’en coulisse les choses soient autres…

Amazing Spider-Man #686 [Marvel Comics] Scénario de Dan Slott
Dessins de Stefano Caselli
Sorti aux USA le mercredi 23 mai 2012

J’étais assez peu convaincu par le démarrage d’Ends of the Earth, arc très claironné par Marvel dans l’idée, visible, de profiter d’un impact commercial à la Spider-Island. Le fait de nous survendre à l’avance cette nouvelle saga et de glisser en plus, comme de bien entendu, un spider-costume de plus faisait que mon sens d’araignée s’activait en me disant « attention danger ». Méfiance. Mais une fois passé les préliminaires et cette histoire de costume de plus, Ends of the Earth devient finalement plus sympathique que ce à quoi je m’attendais. La saga aurait profité d’un dessinateur à la narration plus travaillée (comme Marcos Martin par exemple) mais Stefano Caselli s’en tire aussi très bien.

Dans les faits, ce qu’on peut apprécier c’est que l’histoire reste centrée sur Spider-Man, Black Widow et Silver Sable (même si quelques guests s’invitent sur la fin) ainsi que sur les Sinister Six. Slott s’amuse beaucoup à jouer sur les caractères différents, comme autant de ressorts capables de relancer l’intrigue dans des directions variées. Il prend soin de se souvenir que Natasha et le Chameleon sont tous les deux russes, gère l’attachement de Silver Sable à son pays, joue sur l’ego de Mysterio… et bien sûr la férocité d’Octopus. Ces petites touches donnent à l’ensemble un côté bien moins creux que ce qu’on aurait plus crainde. A l’inverse, je ne dirais pas que c’est très profond. Mais c’est une saga « blockbuster » qui se lit comme telle. On aprécie aussi la manière que Slott a de faire de ce combat une affaire perso pour Parker, une fois qu’il réalise un élément d’importance. Pas le comic-book de l’année mais la lecture reste plaisante…

[Xavier Fournier]