[FRENCH] Le Rhino est de retour ! Enfin non, c’est un peu plus compliqué que cela : la nouvelle version de cet adversaire classique de Spider-Man (et de Hulk) ne semble pas être le personnage anciennement connu sous ce nom. Le tout s’inscrivant dans le méga-arc « The Gauntlet », qui vise à remuscler un peu le bestiaire des adversaires de Spidey.

Amazing Spider-Man #617 [Marvel] Scénario de Joe Kelly
Dessin de Max Fiumara, Javier Pulido
Sortie aux USA le mercredi 13 janvier 2010

Dites « Bonjour » au Rhino version 2010, qui a quand même un gros air de famille avec l’apparence qu’il pouvait avoir dans certains jeux vidéos ou encore dans la version Ultimate. Oui mais il y a un « mais »… Ce Rhino-là n’est pas le criminel a déjà pu affronter maintes fois. Il s’agit de quelqu’un de plus sauvage, de plus furieux… Depuis Amazing Spider-Man #600, les scénaristes « rotatifs » de la série se sont en effet mis en tête de remettre au goût du jour les adversaires du tisseur-de-toile. Même si dans l’absolu ce nouveau Rhino n’a rien de désagréable, l’épisode souffre de deux facteurs. D’abord le « Gauntlet », le méga-arc qui marque ces (ré)apparitions, frappe de manière répétitive. Après s’être aperçu que le Doctor Octopus, Electro mais aussi le Sandman étaient bien plus dangereux, plus féroces, voici qu’un Rhino débarque pour continuer dans le même élan alors que la chose serait sans doute mieux fagotée si quelques épisodes venaient s’intercaler entre chaque réapparition. Et puis il faut avouer que tout ça me fait penser à d’anciens épisodes de la série, comme la fois où le Vautour avait été remplacé par un prétendant plus jeune et plus fort. Ou encore à la période où Ben Reilly était Spider-Man et où Marvel voulait à tout pris remettre à jour la galerie des adversaires du héros. Ici c’est un peu la même chose.

Finalement, sous les apparences et malgré le mal que se donne Joe Kelly pour nous vendre son personnage, c’est bien le côté soap qui vient rafraichir la chose, alors que Peter se permet une sortie avec une jeune femme tandis que sa co-locataire a elle aussi visiblement quelqu’un dans sa vie. Mais qui ? Selon le feuilleton sentimental habituel de Peter Parker, gageons que ce fiancé mystère viendra alimenter d’autres histoires. Le numéro est complété par un épisode au feeling plus classique (grâce aux dessins de Javier Pulido) qui permet un peu de faire la transition avec l’histoire principale. Bien aimé le travail de Pulido, qui va a merveille avec ce segment plus intimiste. Ceci dit dans son ensemble le numéro pêche un peu par son côté « artificiellement décidé ». A voir, donc, ce que deviendra le nouveau Rhino à l’usure…

[Xavier Fournier]