[FRENCH] Guy Gardner est arrivé à ses fins : se faire attribuer l’exploration des territoires non-surveillés de l’espace, pour mieux mener à bien un plan secret. Problème : les Gardiens ne pensent pas forcément qu’on peut laisser la diplomatie d’un pan de l’univers à Guy. D’où le recrutement de quelques Green Lanterns pour le surveiller. La série Emerald Warriors continue de trouver ses marques.

Green Lantern: Emerald Warriors #2 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessins de Fernando Pasarin
Sortie aux USA le 15 septembre 2010

Première chose: le dessinateur Fernando Pasarin est en train de devenir une étoile montante des comics. Après quelques jolies pages dans Brightest Day, il continue de transformer l’essai dans Green Lantern: Emerald Warriors avec un style clair et précis. Son Guy Gardner semble tour à tour lorgner sur les interprétations de Dave Gibbons et/ou de Bryan Hitch (et, oui, ce sont deux artistes assez différents les uns des autres, je le sais). Quand on tourne les pages de cette série encore nouvelle, on est tout de suite à l’aise grâce aux dessins de Pasarin, c’est certain. Et ce n’est pas le scénario qui va nous faire fuir. Je le disais précédemment, Emerald Warriors a d’emblée pris le dessus sur une série Green Lantern Corps qui a perdu un peu de lustre. Mais j’ai même envie de dire qu’GL:EW est même devenu LE titre Green Lantern de référence (avec des figures comme Guy, Kilowog ou Arisia), passant non seulement devant « Corps » mais aussi devant Green Lantern « tout court » (la série étant trop occupée à gérer les à-côtés de Brightest Day).

On ne pourtant pas dire qu’il s’en passe des tonnes dans ce deuxième numéro. Dans le premier, Gardner préparait son départ. Le voici qui part. Les deux morceaux de résistance du numéro résident en l’identification de l’adversaire (avec une scène trash impliquant des serpents mangeurs de globe oculaires) et l’ajout (prévisible mais nécessaire) de Kilowog et Arisia à la « patrouille spéciale » qui constitue la série. Peu de rebondissements, donc (et un cliffhanger qui tombe un peu de manière bizarre) mais c’est assurément bien écrit et donc efficace ! Mais il faut dire aussi qu’avec une série qui incorpore des gueules comme Guy et Kilowog…

[Xavier Fournier]