[FRENCH] Avant-dernier chapitre de Blackest Night, Green Lantern #52 donne le beau rôle à Sinestro. Encore que… rapidement dans l’épisode les choses ne tournent pas vraiment comme les héros l’auraient voulu et le contenu débouche sur un propos cosmico-biblique…

Green Lantern #52 [DC Comics]
Scénario de Geoff Johns
Dessin de Doug Mahnke
Parution aux USA le mercredi 24 mars 2010

« 52 » dans l’univers DC reste une mention liée à la notion de secret (l’existence d’un multivers révélé à la fin de la maxi-série éponyme). La Sinestro War nous avait révélé qu’à défaut d’être au centre de l’univers (honneur réservé à la planète Oa), la Terre était au centre du multivers post-52. Hasard ou volonté délibérée, Green Lantern #52 nous montre encore une autre facette de la cosmogonie de l’univers DC. Normalement je ne suis pas très fan de ces notions où la Terre est au centre de tout, théorie qui nous ramènerait presque à croire que le Soleil tourne autour de la planète façon Aristote ou Ptolémée… Et je ne suis pas certain que l’idée que la vie à son niveau le plus microscopique puisse se résumer à l’époque de la formation de la Terre. D’un autre côté c’est Green Lantern, pas le dernier numéro de Science & Vie et dans le contexte qui lui est imparti l’épisode explique un certain « terracentrisme » de l’univers DC depuis les années 40. Au moins, à défaut de se débarrasser de cet archétype daté, Geoff Johns lui (re)donne un sens. Et en définitive donne le « là » pour une explication en règle de l’histoire de la vie dans la sphère de DC. Le genre d’épisode auquel il sera sûrement fait à nouveau référence dans d’autres sagas du même type.

Et en même temps le tout s’intègre dans une action au sein de laquelle rien n’est gagnée pour les héros (et leurs alliés moins héroïques). Car personne n’a dit, finalement, que le White Lantern était de taille pour venir à bout de Nekron. Ce n’est qu’un espoir à ce stade, espoir que, dans les premières pages, Nekron s’applique à tailler en pièce. Il est intéressant de voir comment le scénariste dispose tous ses outils en proposant PLUS au lecteur (plus d’explications, plus de contexte…) tout en s’arrangeant in fine pour que les lecteurs du seul Blackest Night n’aient pas la sensation d’avoir tout loupé. Reste que l’important, dans toute histoire, c’est la chute et que nous y serons, sauf erreur, dans une semaine. Il sera temps, alors, de juger Blackest Night dans son ensemble et de voir si la fête a été bonne de bout en bout ou si (gasp) le DJ ne s’est pas endormi sur le dernier disque…

[Xavier Fournier]