Avant-Première VO : Review Farscape: D'Argo's Lament #2[FRENCH] D’Argo, le gros dur de l’équipage-vedette de Farscape continue son aventure solo (enfin presque solo, puisque flanqué de Jool) pour trouver un élément vital pour la bonne marche de leur vaisseau. L’ennui c’est que le seul dépôt qu’ils ont pu trouver est sur un monde où deux factions d’aliens se font la guerre et attendent l’arrivée d’un général qui doit faire basculer le conflit. Passé le vernis de science-fiction, ça pourrait presque être un western avec Clint Eastwood.

Farscape: D’Argo’s Lament #2 [Boom] Scénario de Keith R.A. Decandido
Dessin de Neil Edwards
Sortie américaine 27 mai 2009.

Farscape: D'Argo's Lament #2Si l’on remplaçait les deux races extra-terrestres qui s’opposent dans cet épisode par de simples paysans mexicains et qu’au lieu d’un satellite hi-tech le décor soit plutôt une bourgade dans le désert, ce que nous aurions là pourrait tout aussi bien être une aventure du « Man With No Name » incarné par Eastwood. Et je ne dis pas ça comme une critique mais plutôt comme une acceptation que le scénario de Decandido a quelque chose d’universel, qui dépasse la simple utilisation de vaisseaux et de rayons lasers. A la suite d’un quiproquo, D’Argo a été pris pour le général mercenaire qui doit venir faire basculer la guerre entre deux races d’extra-terrestres. Jusque-là, pas de problème puisque cela le mettrait plutôt en bonne place pour marchander les stocks de fluide dont il a besoin. L’ennui c’est que l’un des deux camps a jugé bon d’enlever sa compagne Jool pour faire pression sur lui. Et à partir de là est-ce les kidnappeurs sont les gens qu’on lui désigne ou, au contraire, ceux qui les accusent et qui auraient monté l’affaire de toute pièce ? L’épisode commence comme un western conventionnel mais évolue rapidement vers autre chose et la conclusion du numéro est assez bien gérée…

Maintenant, en dehors du seul scénaristique, il faut bien voir que le dessin de Neil Edwards « part parfois en vacance » et que les décors se font alors minimalistes. Quatre coups de règles pour esquisser l’angle d’une pièce, tout au plus un ou deux poteaux comme « éléments »… Non franchement tout ça fait base spatiale au rabais. Si cela se déroulait à la télévision, ça donnerait plutôt l’impression que les gens de Farscape ont troqué leurs décors avec ceux d’Ed Wood. Dans une ère où les logiciels de 3D (y compris ceux qui gère l’intégration à des illustrations) sont nombreux, il y aurait quand même des alternatives un peu plus prestigieuses que ce bleu fade, délimité par des coups de stylo-bille un peu trop rapides. Cette trop grande simplicité des décors plombe vraiment l’ensemble cette fois-ci…

[Xavier Fournier]