Avant-Première VO : Dead Run #1[FRENCH] Dans un futur ravagé, les grandes villes ne sont plus relayées que par d’intrépides coursiers qui sillonnent des autoroutes en ruines, poursuivis par des motard barbares. Alors certes c’est un exercice connu et celà rappelle plein de choses. Certains crieront au déjà vu mais, bon sang, fans de Mad Max ou de la grande époque de 2000 AD, cette histoire de course-poursuite barbare est pour vous…

Dead Run #1 [Boom] Scénario de Andrew Cosby, Michael Alan Nelson
Dessin de Francesco Biagini
Sortie américaine le 3 juin 2009.

Dead Run #1Le monde se réduit apparemment à quelques mégalopoles qui sont autant de forteresses repliées guettant, vaguement inquiètes, quels dégénérés pourraient bien se présenter à leurs portes en utilisant des voies routières totalement à l’abandon (difficile de ne pas pense à Judge Dredd et sa Terre Maudite entourant les MegaCity). Dans un monde comme ça, les mercenaires (les « coursiers ») qui acceptent de faire le trajet en risquant leur vie peuvent empocher des petits magots. Nick Masters est de ceux-ci. C’est un coursier avec une conscience professionnelle et une réputation d’excellence. Imaginez donc Jason Statham en mode « Transporteur » projeté dans le contexte de Mad Max et vous aurez un aperçu de ce que peut être cette série. Où plutôt non puisqu’il manque encore un ingrédient de taille : il y a un trajet, le « Dead Run » que même les coursiers les plus téméraires n’osent tenter. Seul l’un d’entre eux l’a réussit il y a des années et le secret s’est perdu… Nick Masters n’a aucune intention d’essayer jusqu’au moment où on lui fait une proposition qu’il ne peut pas refuser. Il va falloir traverser en voiture une partie de ces U.S.A. post-apocalyptiques pour livrer un paquet. Et là, forcément, le derniers ingrédient qui manquait au cocktail prend un sérieux parfum de Wolverine façon Old Man Logan.

Alors quelques cyniques crieront peut-être à l’empilement de choses « déjà vues » mais ce n’est pas mon cas en définitive Andrew Cosby & Michael Alan Nelson renouent avec un genre assez peu présent dans les comic-books américains. A partir de là il y a de la place pour une nouvelle variation d’un exercice connu, surtout quand elle sait garder sa fraîcheur. Pour ce qui est des dessins, ils sont (très biens) assurés par Francesco Biagini. S’il arrive que quelques séries de Boom soient plombées par le graphisme on est clairement pas dans ce registre. Globalement le préambule est intéressant et je suis curieux de voir où cette route va nous mener…

[Xavier Fournier]