[FRENCH] Dans le futur lointain, les Inquisiteurs sont l’une des forces les plus redoutées de l’univers. Ils ont pouvoir de vie et de mort. Ils peuvent même ordonner un Exterminatus: la destruction pure et simple d’une planète qu’ils jugent contaminés par la rébellion des « hérétiques ». Dûrement marqué par une précédent mission, Delius Alastor est l’un de ces inquisiteurs, qu’on appelle pour inspecter un chantier suspect sur un nouveau monde déchu.

Warhammer 40,000: Exterminatus #1 [Boom!] Scénario : Dan Abnett & Ian Edginton
Dessins : Daniel Lapham
Sortie aux USA : le 16 juillet 2008

On reconnait bien la patte de Dan Abnett qui a su, dans un passé récent (Annihilation par exemple), utiliser des guerriers de l’espace désabusés. Dans son Deluis Alastor il y a un peu de Ronan l’accusateur, c’est certain. Jusqu’au marteau de guerre qu’ils ont en commun. Comme Ronan, Alastor est coincé entre son sens du devoir, le poids des erreurs passées et des intrigues qui le poussent vers la disgrâce. Là où les choses changent, c’est que nous sommes clairement en dehors d’un univers de super-héros et là, c’est la science-fiction qui l’emporte, quelque part entre un Babylon 5 ou un Battlestar Galactica nouvelle génération.

J’avoue ne guère connaître l’univers du jeu Warhammer 40,000. Il faudra donc vous tourner vers quelqu’un d’autre pour évaluer ce qui a fidélité au concept de départ. A partir de là il faut aussi dire qu’Exterminatus n’est pas des plus « reader friendly ». L’armée ennemie est assez peu définie. Si les Inquisiteurs sont définitis par le côté martial, le camp adverse est à peine abordé et l’on ne sait grand chose d’eux. Pas même ce que sont exactement les Titans qui semblent semer tant d’émoi. Celà dit les personnages sont plutôt bien campés à une échelle humaine. Alastor est complexe et sa nouvelle alliée semble intéressante, bien qu’elle pourrait facilement cacher sa vraie nature.

Difficile de voir où veut aller cette nouvelle mini-série sur ce seul premier épisode mais vu comment les personnages, en seulement quelques petites touches, arrivent à prendre du relief (sauf Pascal, le savant, qui est à peu près aussi stéréotypé que le majordome Alfred ou le domestique Bernardo). Sur la base de ces débuts, je suis donc tout disposé à voir la suite. En espérant cependant que le camp adverse montre rapidement le bout de son nez autrement qu’à travers quelques cyborgs muets.

[Xavier Fournier]