[FRENCH] Un numéro, qui au premier abord, peut sembler être « bouche-trou ». En effet, Brian Michael Bendis nous propose cette semaine un « one-shot », ce qui est plutôt rare dans Ultimate Spider-Man (mais ce n’est pourtant pas une première, dès le USM #13 Bendis avait fait ces petites infidélités à la logique des arcs). Même si cet épisode ne se révèle pas incontournable, il a le mérite d’apporter des informations sur un personnage récurrent : le Shocker. Après tout, entre deux grandes sagas, il faut savoir souffler un peu…

Ultimate Spider-Man #122 [Marvel]
Scénario : Brian Michael Bendis
Dessins : Stuart Immonen
Sortie américaine : 28 mai 2008.

Après avoir affronté Magnéto et Omega Red, Peter s’amuse à filmer un projet de classe avec Mary Jane. Les super-héros savent aussi prendre du temps pour eux. Mais comme d’habitude, le jeune Parker n’a pas de chance et un super-vilain débarque pour ruiner sa journée : le Shocker. Même si lors de leurs derniers affrontements, il fallait moins de temps à Peter pour mettre K.O son adversaire que pour enfiler son costume d’homme-araignée, cette fois, il aura un vrai challenge. Capturé et démasqué, Spidey devra compter sur ses amies (le « girl power » cher à Bendis) pour échapper à la mort.

Le scénariste utilise l’une de ses méthodes de narration préférées : le flashback. Il ouvre sur un Peter, démasqué et pendu la tête en bas, face au Shocker. Et il est vrai qu’on se demande comment Spidey a pu se faire avoir par se vilain qui est de « troisième zone » dans l’univers Ultimate. On apprend les véritables intentions du méchant et ses motivations. L’histoire en devient intimiste et c’est ce dans quoi Bendis excelle. Il en profite également pour développer un autre protagoniste de la série : les industriels Roxxon, qui semblent avoir autant d’implications sur les activités criminelles de New York que l’empire du Caïd.
Kitty Pride fait parti intégrante du monde du Monte-en-l’air depuis plusieurs numéros. Le triangle amoureux-amitié des trois héros (Pete, MJ et Kitty) offre une dynamique de groupe qui manquait depuis la mise en retrait des personnages secondaires tels que Flash ou Kong. Bendis a échangé Kitty contre Liz Allen (devenu une X-Women dans Ultimate X-Men d’Aron Coleite) et il n’a pas perdu au change.

Côté dessins, rien de changer. Stuart Immonen continue de maintenir une qualité graphique. Il en profite même pour relooker le Shocker.

[Pierre Bisson]