[FRENCH] Seul titre à échapper pour le moment à la vague Ultimatum, la nouvelle saga d’Ultimate Spider-Man se conclue… mais laisse un goût d’inachevé. Le retour de l’un des ennemis intimes de Peter, Eddie Brock Jr. alias Venom, n’aura pas été si exceptionnel que l’avait annoncé l’auteur. Cependant, Bendis a plus d’un tour dans son sac, et, d’une petite pirouette dont il a le secret, il ramène une personne disparue de la série depuis quelques temps…

Ultimate Spider-Man #128 [Marvel] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessin de Stuart Immonen

Sortie américaine le 26 novembre 2008.

Les symbiotes sont déchaînés. Après avoir quitté Eddie, le symbiote « Venom » a voulu s’unir avec son premier hôte, Peter Parker, alias Spider-Man. Ce dernier affaibli par le combat n’a pas pu résister. Les Ultimates, le groupe de super-héros (pas la gamme), ont dû intervenir et ont libéré une fois pour toute Peter du symbiote. Mais, de retour chez lui, Peter se retrouve nez-à-nez avec une veille connaissance : Gwen Stacy ! Elle est morte, me direz-vous. En effet. Cependant, le S.H.I.E.L.D. l’a clonée pour recréer « Carnage », responsable de sa mort (ça va, vous suivez ?). Comme si cela ne suffisait pas, Eddie Brock menace Tante May pour faire réagir Peter. Eddie cherche à récupérer son symbiote, pour redonner un sens à sa vie. Il s’ensuit une « baston » générale entre tout ce petit monde. Qui gagnera ? Je vous laisse le découvrir… En tout cas, tout le monde semble y être gagnant !

Au premier abord, ce story-arc expliquant le retour de Venom peut sembler « bouche-trou ». Comme à son habitude, Bendis décompresse l’histoire pour l’étirer sur un nombre d’épisode sun peu trop important. Malgré tout, cette intrigue permet de ramener sur le devant de la scène certains personnages et de régler quelques éléments laissés en suspens. Je vous en avais déjà parlé lors d’une précédente review : je me demandais si cette histoire collait avec le jeu vidéo Ultimate Spider-Man, signé également Brian M. Bendis, suite directe de la première apparition de Venom. Et pour tout dire, je n’en suis pas sûr. Certains éléments sont parfaitement en accord avec le jeu, notamment les dernières pages. Mais d’autres (l’évolution du personnage de Venom) ne sont pas si proche de la version digitale. Niveau graphique, Stuart Immonen est toujours aussi bon. Une histoire qui se lira mieux en TPB…

[Pierre Bisson]