[FRENCH]  Comme à son habitude, Marvel propose, en parallèle du crossover de l’été Secret Invasion, la série Secret Invasion : Front Line. Ce concept, qui a débuté durant Civil War, permet aux lecteurs de suivre les évènements de l’univers Marvel à travers les yeux de la presse (souvent représentée par Ben Urich du Daily Bugle) et des gens ordinaires. Ce nouvel opus, au style visuel « particulier » est écrit par Brian Reed (New Avengers : Illuminati, Captain Marvel) qui n’est pas au top de sa forme…

Secret Invasion : Front Line #1

Scénario de Brian Reed
Dessin de GG Studios

Sortie américaine le 02 juillet 2008

L’action se situe quelques heures avant l’Invasion. Ben Urich, ainsi que quelques autres visages new-yorkais, vivent comme à leur habitude. Même si la journée semble un peu particulière. En effet, un chauffeur de taxi est pris dans un combat entre Spider-Man et Menace… Une jeune fille supporte mal la séparation de sa mère et son père (ce dernier bossant à Stark Tower). Ailleurs, une jeune urgentiste accepte mal de ne pas pouvoir aider plus de gens. Tout ce petit monde va se retrouver pris dans la tourmente du débarquement Skrull au coeur de Manhattan.

Une fois de plus, la série Front Line nous dévoile une autre face du monde Marvel. Cependant, le concept a perdu de saveur depuis Civil War. Le bazar causé par Secret Invasion (et ses répercussions dans toutes les autres séries) étant déjà assez dense, il n’y avait pas besoin de rajouter ce comic book au catalogue. Brian Reed, co-auteur du très bon New Avengers : Illuminati, n’a pas l’air très inspiré et se contente du strict minimum. Le style graphique de GG Studios surprend au premier coup d’oeil. Le graphisme, plus proche de l’anime manga que du comics, ne convient pas au ton intimiste de la série. Le seul point positif de ce « coup de crayon », c’est que l’on a l’impression d’être dans un dessin animé, ce qui permet juste de rendre l’action plus fluide. Je sais, il faut être indulgent, ce n’est que le premier numéro. En tout cas, ce prologue ne m’a pas donné envie d’en savoir plus.

[Pierre Bisson]