cbnovaannual1.jpg[FRENCH] Nova est dans l’espace, toujours sous l’effet du virus et d’une fièvre « cosmique ». A moins qu’une fenêtre sur le futur ne se soit vraiment ouverte et que Richard voit sa vie défiler devant ses yeux ? L’idée d’un Annual consacré à Nova avait de quoi séduire mais dans la réalisation, cette histoire pêche en plusieurs endroits et sent la redite. Vous avez dit « superflu » ?

Nova Annual #1 [Marvel]

Scénario de Dan Abnett & Andy Lanning
Dessins de Mahmud A. Asrar, Klebs & Wellington Alves

Sortie aux USA le 13 février 2008

Pour qui connait un peu l’univers du Nova des années 70, il est évident dès les premières pages qu’il y a un truc qui cloche. Un flashback, OK, mais un flashback montrant sa chère Ginger, amour de son adolescence, en minette Gothique ? Non là vraiment on était en droit de se demander si tout cela n’était pas du franc délire ou… gasp… une réinvention de l’origine comme parfois Marvel en a le secret. Au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, ce n’est pas spoiler grand chose (tant c’est téléphoné) que de dire que c’est bien la première hypothèse qui se confirme…

Et là, franchement, Abnett & Lanning ont beau être doués en général, ça fait un peu beaucoup de divagations virtuelles pour une série qui n’a pas encore atteint le #12. On a l’impression que Nova a passé presque une moitié de la série sous la domination mentale d’autres personnes ou dans des réalités virtuelles. Moralité, la série qui devrait en un sens être l’une des plus cosmiques de Marvel devient une sorte de monologue (au mieux un dialogue quand le Worldmind s’en mêle) halluciné. Est-ce que ce dernier survivant du Nova Corps ne serait pas bien mieux utilisé à d’autres choses que de flotter dans l’espace, dans une sorte de bad trip ? A plus forte raison quand dans la même catégorie, il y a déjà trente ans, Jim Starlin réalisait (avec Warlock) des scènes hallucinatoires cosmiques autrement plus intéressantes.

Non, vraiment, on aurait espéré que cet Annual soit autrement plus important par son histoire. Au minimum qu’il apporte une autre pièce à l’édifice de Nova (ne nous a t’on pas montré dès les premiers épisodes qu’il était débordé d’appel à l’aide venant de tout l’univers ?). Là pour le coup, il s’agit tout au plus d’un rêve qui sera sans doute rapidement oublié dans la série régulière. Rien à voir avec la pertinence des annuels de New Avengers où Luke Cage se marie ou encore où des storylines se concluent. Donner un Annual à une série comme Nova, qui peine à s’imposer en terme de ventes, c’était lui donner une chance de plus… Elle n’a pas été saisie et c’est bien dommage… D’autant que les dernières pages étaient plutôt intéressantes en terme de graphisme. Scénaristiquement, le rendez-vous est manqué…

[Xavier Fournier]