[FRENCH] Avec ce numéro, Brian Reed négocie la sortie de sa blonde héroïne, concernée une dernière fois par Secret Invasion avant que visiblement (si on en croit la fin de l’épisode) la série prenne un ton très différent. Mais attention car la sortie en question n’a rien de facile : Ms. Marvel affronte tout bonnement le plus dangereux de tous les Skrulls, celui qui fait peur même aux autres et qui a tous leurs pouvoirs. Carol Danvers n’est pas vraiment à la fête.

Ms. Marvel #30 [Marvel] Scénario de Brian Reed
Dessin de Adriana Melo et Paulo Siqueira
Sortie américaine le 10 septembre 2008

On l’a vu dans les derniers épisodes de Secret Invasion, Ms. Marvel est à New York, tentant de repousser aussi bien qu’elle le peu les envahisseurs extra-terrestres. Problème, dans le contexte de l’attaque ses amis héros (Nick Fury par exemple) ne lui ont pas fait confiance, elle est donc seule, bien seule, pour casser du Skrull à travers tout la ville. Et puis d’un coup elle a l’idée d’aller voir du côté du Raft, la super-prison dans laquelle les New Avengers ont fait leurs débuts. L’intuition est plutôt bonne puisque là-bas un Skrull maousse costaud trucide tout ce qui lui passe sous la main.

On regrette un peu que la dimension symbolique de l’endroit passe à la trappe (l’épisode aurait été une bonne occasion d’explorer à nouveau ce que les Skrulls ont fait lors de l’évasion de masse dans New Avengers #1-4) mais ce n’est pas une faille de logique interne et donc pas un défaut réel. Ms. Marvel en profite à l’occasion pour sauver la vie d’un vieil ennemi avant d’entrer dans le vif de la bataille. Mais comment venir à bout d’un Skrull qui est visiblement le plus fort dans les rangs ennemis ? Vu que la série ne s’arrête pas ce mois-ci, ce n’est pas spoiler de dire qu’en définitive l’héroïne trouvera une astuce. Ce qui surprend plus, c’est la conclusion plutôt abrupte de l’épisode qui amorce – en tout cas on dirait – un nouveau virage dans la série, profitant de l’arrivée d’un nouveau dessinateur.

Pour la plus grosse partie de ce numéro Adriana Melo s’en tire assez bien. C’est plutôt la colorisation assez basique qui nuit au dynamisme du trait. Entendons-nous bien : cet épisode est bien dessiné mais si la couleur avait réellement réhaussé les traits plutôt que de les recouvrir avec peu de mi-teintes, on aurait tout autre chose. Paulo Siqueira, sur les dernières pages, apporte lui une pêche assez tangible qui met en confiance pour la suite et la prochaine phase de la série. On aurait aimé que le « méga-Skrull » ait un peu plus de personnalité mais globalement l’épisode est sympathique.

[Xavier Fournier]