[FRENCH] Avec ce deuxième chapitre on commence à y voir plus clair dans le destin de ces ultimes Défenseurs. Rien n’aura été épargné à Nighthawk/Kyle Richmond et à son équipe. Encore que Joe Casey a trouvé un ressort pour renouer avec le concept de non-équipe qui avait caractérisé la série dans les années 70. Comme Avengers: The Initiative: Last Defenders est une série où l’intrigue l’emporte sur les personnages et où tout peut arriver.

Sortie américaine le 09/04/2008

Scénario de Joe Casey

Dessin de Jim Muniz

Nous avions laissé les nouveaux défenseurs dans les méandres d’une mission qui commençait assez mal: cet épisode repose en grande partie sur le debriefing que leur fait subir Iron Man. Aïe aïe: Kyle Richmond et ses ouailles ne sont pas vraiment à la fête et (selon la formule consacrée) certains ne feront pas vraiment partie de la suite de l’aventure. La trouvaille de Joe Casey est de « muscler » un peu Kyle Richmond en tant que personnage là où bon nombre de scénaristes ont cru arranger Nighthawk en lui changeant ses pouvoirs ou son costume. Là, le héros est en quelque sorte auto-conscient des aléas de sa carrière et est prêt à tout pour que ça marche. Il a du coup un but, une raison d’exister et on a de l’empathie pour lui. De là à dire que plus Richmond en prend plein la figure plus la série est efficace, il n’y a qu’un petit pas que je franchis prestement… Avec une telle mini-série tout est possible. On peut tout aussi bien imaginer que d’ici la dernière page du dernier épisode Nighthawk rencontrera le succès ou au contraire qu’il se plantera une dernière fois (et pourquoi pas qu’il y laissera la vie).

Tout est possible parce qu’on est dans le même registre que dans Avengers: The Initiative. L’histoire dépasse les personnages. Tout le monde est sacrifiable (bon, OK, je n’irais pas jusqu’à dire qu’on peut croire que She-Hulk ou Colossus vont mourir. Et quand bien même, y croirais-t’on ?). Personne n’est assuré de garder sa place dans l’équipe. Et au milieu de tout ça Nighthawk s’agite comme un beau diable. Ce qui fait la différence notable avec Initiative, c’est que dans le cas des Defenders la série est limitée et qu’on peut donc attendre une forme de conclusion d’ici quatre numéros. Quand à savoir ce qu’elle sera…

Bref, Joe Casey est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire. Son compère Jim Muniz livre des dessins intéressants. Si certaines pages manquent parfois de directon, d’autres lorgnent un peu du côté d’un Ed McGuinness. Le tout se lit de façon fort agréable et la décomposition de cette équipe mène au sentiment que le récit, lui, ne perd pas sa ligne. On ne peut qu’attendre la suite avec impatience.

[Xavier Fournier]