[FRENCH] Un nouvel épisode qui éclaircit un peu la situation pour les lecteurs. Retour sur le passé de Tête-de-fer pour expliquer certains aspects du scénario. Indirectement, le ton donné à ce numéro est axé sur l’intrigue du film. Mais après tout, pourquoi pas ? Il ne faut pas oublier que le but de cette série est avant tout d’attirer un nouveau lectorat, tout juste sorti des salles de ciné. Le style graphique de Salvador Larroca, très caricatural en un sens, s’y prête parfaitement….

The Invincible Iron Man #3 [Marvel] Scénario : Matt Fraction
Dessins : Salvador Larroca

Sortie aux USA : le 09 juillet 2008

Tony Stark doit faire face à un redoutable ennemi : Ezekiel Stane. Le fils de son ancien rival, Obadiah Stane, veut sa revanche. Loin d’être subtil, Ezekieli utilise une troupe de kamikazes, équipés de la technologie Stark, qui se font exploser lors d’une réceptio. Tony s’en sort indemne grâce à son armure, masi sa secrétaire, et fidèle amie, Pepper Potts est grièvement blessé. Il n’en faut pas plus au Vengeur doré pour pour partir à la recherche de preuve pour incriminer le jeune homme.

Matt Fraction a trouvé le ton de sa série. Axé principalement sur l’aspect super-héros du personnage, il fait revivre l’époque mythique des années 80 du comic Iron Man. Dans le même temps, il créé un nouvel ennemi à Tony, Ezekiel Stane (un prénom finalement pas si rare dans l’univers Marvel !). Ce dernier étant le fils d’Obadiah, Fraction fait de nombreuse référence au film (Obadiah étant le vilain de l’histoire). Il rend ainsi la série plus abordable aux nouveaux lecteurs, qui auraient voulu s’essayer au comic book après avoir aimé le film. C’est de plus en plus visible.

De plus, à la différence d’Iron Man : director of S.H.I.E.L.D. (l’autre comic consacré à l’Homme de fer), Invincible Iron Man parle de technologie. Alors que Tony doutait de sa dépendance à la technologie dans Iron Man : Director of S.H.I.EL.D. (durant l’arc Haunted), il utilise ici pleinement son armure et ses ressources. C’est grâce à l’armure « Extremis » qu’il arrive à survivre aux attaques. Le paradoxe est surprenant pour les lecteurs suivant les deux séries. Salvador Larroca, au top de sa forme, nous éblouit à chaque planche et on en redemande encore…

[Pierre Bisson]