Star Trek Boldly Go est la série d’IDW qui suit la continuité des films modernes de Star Trek (alias la continuité Abrams). Cette fois, l’épisode est un relatif « stand-alone » puisqu’il est entièrement consacré à la blanche Jaylah, personne apparu dans Star Trek Beyond. L’occasion d’en apprendre plus sur son passé et un excellent moyen de tester le comic-book…

Star Trek Boldly Go #5 [IDW Comics]
Scénario de Mike Johnson
Dessins de Tony Shasteen
Parution aux USA le 15 février 2017

Les spectateurs de Star Trek ont fait la connaissance de l’extra-terrestre Jaylah vivant recluse dans les ruines de l’USS Franklin après la mort de ses proches, avant de venir en aide à l’équipe de l’Enterprise. Le scénariste Mike Johnson décide littéralement de revenir en arrière, avec une narration qui remonte de plus en plus loin dans le passé, façon mémento. Chaque scène en précède donc une plus ancienne. On part de sa vie, seule à bord l’USS Franklin pour revivre ensuite la mort de son père, puis, plus avant voir ce qu’était sa vie de famille avant que Krall ne la décime. C’est une astuce scénaristique qui fonctionne plutôt bien et qui est plus ambitieuse que ce que nous propose d’habitude les comic-books dérivés de films. En fait, cela peut se lire de manière tellement indépendante que quelqu’un qui aurait vu Star Trek Beyond mais n’aurait jamais croisé la version comic-book peut retomber sur ses pattes sans problème.

« I’ll meet you at the ship! »

Le dessinateur Tony Shasteen lui aussi fait preuve d’ambition, avec un style qui, parfois, retombe sur certains traitements graphiques à mi-chemin entre un Liam Sharp et un Alex Maleev. Il représente de manière très détaillée les personnages concernés (mais évite pour autant de trop se perdre dans les détails de l’USS Franklin, l’histoire ne le nécessitant pas). Pour le reste des segments, par contre, il ne sacrifie rien niveau décor, qu’on soit dans une caverne ou à l’orée d’une forêt. Là aussi, en cas de produits dérivés, il n’est pas rare de voir les artistes passer en mode boulot de commande mais Tony Shasteen traite l’affaire très sérieusement, au contraire. Qu’on aime ou qu’on aime moins Star Trek (ou plus précisément Star Trek Beyond), c’est un excellent exemple de ce que peuvent produire les deux auteur et cela n’a certainement pas à rougir en face de la concurrence de certains titres « big two ».

[Xavier Fournier]