Avant-Première VO: Review Harley Quinn #10

Joyeux Noël… sauf que le Père Noël a disparu des galeries commerciales, affecté par un mal mystérieux. Harley Quinn, qui se faisait une joie de le rencontrer en est quitte pour foncer à l’hôpital où il repose, dans un état comateux : le côté obscur du vieillard menace en effet de prendre le dessus. Heureusement, Harley est là pour tenter de sauver les choses…

Harley Quinn #10 [DC Comics]
Scénario de Jimmy Palmiotti & Amanda Conner
Dessins de Moritat, Joseph Michael Linsner, Bret Blevins, Inaki Miranda
Parution aux USA le mercredi 21 décembre 2016

Les numéros spéciaux consacrés à Noël font partie de la tradition des comics depuis pratiquement les années 30. Mais celui-ci s’inscrit plutôt dans un autre exercice de genre, à savoir jouer avec l’image de Noël dans un contexte largement déjanté. Et là pour le coup, à la lecture de Harley Quinn #10, on est clairement dans le registre d’un Lobo X-Mas Special… Ou au moins au niveau scénaristique, qui joue allégrement avec les codes de la fiction. Ainsi, l’existence du Père Noël est un préambule dans cette histoire, où tout s’enchaine assez vite. Puisque le vieux bonhomme est souffrant, replié sur son subconscient, Harley Quinn, quelque part entre le Voyage Fantastique et The Cell, accepte d’être envoyé dans l’esprit du Père Noël pour le réveiller. Sauf qu’une fois de l’autre côté, tout a été saccagé. Les rennes ont été décimés et les elfes ne valent pas mieux. Le monde de Noël est attaqué par toute la violence réprimée du Père Noël, qui prend une forme assez similaire au démon de Death Note. Tout cela est dense, énergique… Mais tant qu’on s’en tient au scénario.

« Yes she is now inside Santa’s Brain ! »

Le problème se situe bien au niveau du dessin, alors que l’idée de demander des pages à des artistes si différents n’est pas très heureuse. Et il faut compter, en plus, avec le fait que certains des dessinateurs n’ont visiblement pas eu le temps nécessaire. D’où certaines pages bâclées, avec des sautes de styles et de niveaux qui nous font sortir de la lecture. En fait, malgré quelques pages un peu meilleures, le niveau visuel de ce numéro n’est pas celui qu’on attend d’une série de cet ordre, chez un éditeur comme DC. Les gags s’enchaînent, certains sont inspirés… Mais au final le manque de soin dans la production fait qu’on a un épisode de Harley Quinn marrant mais pas très bon, alors qu’il y avait de quoi faire un classique, quelque part entre le Lobo special déjà cité et certains épisodes du Deadpool de Joe Kelly et Ed McGuinness. Dommage. Mais joyeux Noël quand même !

[Xavier Fournier]

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