Avant-Première VO: Review Captain America: Steve Rogers #8

Captain America (Steve Rogers) continue de profiter des circonstances pour faire avancer les choses dans le sens qu’il désire, sans que personne ne le réalise. Et les retombées de Standoff continuent de se faire sentir, alors que la nouvelle Quasar, Kobik et Rogers font partie d’une trame commune. Qui se resserre.

Captain America: Steve Rogers #8 [Marvel Comics]
Scénario de Nick Spencer
Dessins de Jesus Saiz
Parution aux USA le mercredi 28 décembre 2016

Dans une semaine qui nous aura amené un final de Civil War II assez terne, malgré les enjeux et les personnages chamboulés, il est bon de se souvenir qu’avec Standoff, Nick Spencer a, ces derniers mois, créé la surprise en donnant de l’ambition à un crossover « limité » aux Avengers et au SHELD. Rétrospectivement on peut se demander ce qu’aurait donné Standoff si l’événement avait joué avec l’univers Marvel dans son ensemble. Ceci et le fait que Spencer ait même réussi à détourner certaines conséquences de CWII a l’avantage de son Steve Rogers fait que le scénariste apparait, peut-être, comme celui qui serait le mieux (qualitativement) placé pour mener de futurs crossovers. En voici la preuve avec un retour aux conséquences de Standoff ET de CWII, alors qu’une armée extra-terrestre menace la planète, ce qui exige l’intervention de Captain Marvel, Captain America et de la nouvelle Quasar. En toile de fond, Rogers manipule encore et toujours les évènements… Même si une partie des moyens employés peuvent paraitre disproportionnés, l’intrigue, divisée entre le présent « réel » et les souvenirs programmés, trouve un fil directeur fort, qui revient à dire que la route de l’enfer est pavée de bonnes intentions. On commence ainsi par un « fermier » content de bien faire son travail, quand bien même il le trouve étrange, puis on continue avec la mémoire du jeune Rogers et, d’une certaine manière, la réponse à la question… l’agent d’Hydra est-il pour autant un nazi. Spencer retourne ainsi comme un gant le « buzz » autour du premier numéro et donne une forme de moteur moral à l’ensemble, le personnage étant convaincu de faire le bien, d’aller justement à l’opposé du nazisme.

« I’ve learned to make peace with the choices I’ve made… »

Alors qu’il ne signe pas la couverture, Jesus Saiz est toujours aussi efficace dans les pages intérieures, avec un style qui correspond aussi bien aux scènes de dialogues qu’aux moments d’action (encore que les « aliens » de ce numéro soient un peu passe-partout). Et rendant totalement instable la position de ce Captain America, Spencer et Saiz le rendent d’autant plus imprévisible, avec cependant l’impression très forte d’un plan réellement pensé, aussi bien par le personnage que pas ses auteurs. Tout tend à réunir, dans un avenir proche, des personnages qui sont sortis transformés de Standoff. Et au passage Spencer défend assez bien l’idée qu’il pourrait écrire une série Quasar, tout en éliminant certains problèmes mineurs de continuité liés à l’utilisation de la conscience cosmique. Ce n’est pas le Captain America « de papa », mais c’est une série où, à tout moment, les apparences peuvent être déjouées, avec un gros potentiel de surprise. Marvel ferait vraiment bien de se demander si ce n’est ça la base d’un prochain crossover majeur à venir, plutôt que les gimmicks habituels.

[Xavier Fournier]

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