On arrive à la mi-saison de Falcon & Winter Soldier. Un épisode plus long que les autres, remplis d’infos, mais qui ne fait pas beaucoup progresser l’intrigue. Mais quelle joie de retrouver Zemo !

Le premier épisode surfait sur le post-Endgame, la semaine dernière évoquait Captain America & le Soldat de l’Hiver, et bien là, c’est clairement un retour à Civil War avec l’arrivée de Zemo (Daniel Brühl) dans l’équation. Sam (Anthony Mackie) et Bucky (Sebastian Stan) doivent trouver qui a créé le sérum du super-soldat détenu par les Flag Smashers. Les deux comparses n’ont d’autres choix que de se tourner vers l’un de leurs anciens ennemis, Helmut Zemo. Et encore une performance impressionnante qui rejoint le casting de F&WS. L’acteur germano-espagnol avait déjà montré qu’il était parfait pour interpréter le criminel. Mais cet épisode lui permet de montrer une autre facette du personnage. Les scénaristes le rapprochent plus de son homologue des comics. Attention, il ne le révèle pas comme nazi, faisant tout pour dominer le monde. Sa haine est toujours focalisé sur les super-héros et les conséquences non assumées de leurs actes. On en apprend un peu plus son sur héritage. D’ailleurs, le masque semble être un élément de l’histoire de la famille Zemo, comme dans les comics. Brühl joue parfaitement l’homme ayant l’air inofensif mais qui peut sans problème te planter un couteau dans le dos la seconde qui suit.

Marvel Studios révèle un lieu célèbre des bande-dessinées : l’île de Madripoor. Repère des plus vicieux criminels du monde, c’est un endroit souvent évoqué dans les revues estampillées X-Men, car Wolverine y a ses habitudes. À noter le petit clin d’oeil à une période précise de l’histoire du mutant griffu. Si les couleurs criardes des néons ne sont pas sans rappeler des ambiances à la Blade Runner, l’atmosphère n’est pas si extraordinaire que ça. L’action pourrait se passer dans un endroit tout autre que ça ne changerait rien. Comprenez par là qu’on en attendait plus d’un lieu si mythique de l’univers Marvel.

Zemo n’est pas le seul à revenir dans ce troisième épisode. Sharon Carter, toujours jouée par Emily VanCamp, crève l’écran. Le peu de temps qui lui a été accordé dans les longs métrages du MCU ne rendait justice ni au personnage ni à l’actrice. On découvre une Sharon bien plus combative et indépendante. En fuite également après avoir aidé Steve Rogers dans Civil War (on y revient encore à ce film), elle a dû se débrouiller pour survivre, surtout depuis la chute du S.H.I.E.L.D. Cela reflète la période fin des années 90 du personnage dans les comics.

La longueur de l’épisode lui permet de glisser plus de scènes d’action entre les moments d’exposition/explication. Et encore une fois, c’est réglé comme une horloge. Notamment Sharon qui a elle-seule assure une bonne partie du show. L’épisode reste néanmoins un peu plus lent que les précédents. Certains diront qu’il s’agit d’un « filler » qui ne fait pas vraiment avancer le Schmilblick. La petite surprise de fin donne malgré tout envie de revenir en quatrième semaine…

[Pierre Bisson]