[FRENCH] Quand Conan le barbare est arrivé sur mon bureau, je me suis dit « Chouette, un homme musclé et qui ne porte qu’un petit bout de tissus autour des hanches ! De quoi égayer ma journée ! ». C’était bien mal connaître l’univers de ce héros de l’aube de l’humanité. L’homme, qui dans mon imaginaire était quasiment un gentleman, défendant les jeunes filles opprimées, n’est en fait qu’un barbare sanguinaire (son surnom aurait dû me mettre la puce à l’oreille), ne connaissant que les lois sauvages de la nature et n’ayant aucun scrupule à partager son lit avec deux jeunes filles en même temps. Bref, rien à voir avec le Conan campé par Arnold Schwarzenegger, qui, sous son armure de guerrier sans pitié, était en fait un vrai coeur d’artichaut !

Un peu décontenancée, je me suis mise en quête d’informations plus substantielles sur ce personnage mythique. Rejeton de Robert E. Howard, il est l’un des premiers héros de la forme moderne du genre heroic-fantasy. Cimmérien d’origine, notre héros vit à une époque mythique, appelée Âge Hyborien, que l’auteur situe entre la fin de l’Atlantide et l’émergence d’anciennes civilisations telles que l’Egypte et la Grèce antique. Le récit, d’un album à l’autre, ne suis aucune logique : la compréhension globale en devient très chaotique. Mais finalement, on ne lit pas Conan le barbare pour se farcir un enchaînement de faits bien cohérents.

Mais revenons à nos moutons. Dans cet album, La tour de l’éléphant, un classique, Conan traverse le pays on ne sait trop pour quoi, rencontre beaucoup de jeunes filles peu frileuse, se bat avec beaucoup de voleurs, bêtes féroces et fantômes maléfiques, cherche a priori quelque chose (et encore ce n’est pas sûr)… Il se passe tellement de choses qu’on n’en oublie comment cette histoire a bien pu commencer. Quelques effets secondaires tout de même : une sensation d’énervement persistante accompagnée d’une petite envie tenace de distribuer des claques ! A ne pas lire avant une réunion très importante !

[Mathilde Reveyron]