Comic Box Virgin #16 - Hellblazer : Le Sépulcre rouge[FRENCH] Un problème de mauvaises ondes ? De diable planqué dans le placard ? Constantine est là pour assurer le service après-vente ! Il débarque quand on ne s’y attend pas et vous sort un tour de passe-passe pour chasser les esprits malins. En plus d’être un détective privé particulier qui donne dans les sciences occultes pour résoudre ses enquêtes,  Constantine possède le charisme de l’homme qui a tout vu, sans parler d’un sex-appeal décapant qui lui donne un pouvoir certain sur les diablesses de passage. Avec la barbe, il a un petit côté Ulysse 31, sans la barbe, la ressemblance avec Sting est frappante. Pour un homme qui n’a pas peur de la police, ça tombe bien…

John Constantine, Hellblazer : Le Sépulcre rougeTout le monde le croyait mort mais Constantine a l’habitude de flirter avec la mort sans pousser les préliminaires au-delà. Il décide donc de réapparaître du côté de l’Angleterre, là où habite sa soeur. Un retour aux sources tout en discrétion pour ne pas attirer l’attention sur lui. Loupé ! Il a beau essayer d’être aussi invisible qu’une ombre dans la nuit, des aventures démoniaques finissent toujours par le rattraper. A croire que les démons le suivent à la trace. Dans l’immeuble de sa soeur (un côté succube sur les bords, comme quoi c’est de famille), il se passe des choses pour le moins étrange. Une recrudescence de morts, des  voisins à vous filer des sueurs froides, une ambiance complètement glauque où le surnaturel est présent à tous les étages. Constantine ne s’y trompe pas. C’est du boulot pour lui !

Esprit, es-tu la ?

Derriere les ficelles de l’histoire qui tissent un canevas classique se cache une architecture des personnages en etoile (pour ne pas dire en pentacle). Constantine est au centre comme un pilier  inderacinable, les personnages secondaires s’agitent comme des satellites qui tournent autour de leur planete. Mike Carey a parfaitement su fixer une profondeur et une dimension a son heros pour le faire exister sans effort dans l’ombre des personnages de seconde zone, mis en lumiere par le scenariste. Aucun d’entre eux n’est laisse pour compte. Une consistance qui donne parfois le vertige pour le lecteur qui a la sensation d’etre projete dans des aventures qui s’entremelent pour converger vers un point unique : Constantine.

La salsa du démon…

Le premier épisode de la BD, Accro à la vie, recentre le héros sur ses racines, pour l’entraîner vers d’autres ramifications dans la deuxième partie du volume en le plongeant dans le secret du sépulcre rouge. Le lien entre les deux histoires ? Sa nièce, Gemma, dont on annonce la mystérieuse disparition dans un premier temps pour découvrir qu’elle est retenue prisonnière par d’anciennes connaissances de Constantine qui veulent lui faire cracher le morceau du Sépulcre rouge, une arme convoitée par les forces du mal, qui leur faciliterait grandement le boulot. Malgré les démons qui se baladent et les forces obscures à chaque pas, Constantine gère sa petite affaire avec une sérénité de Daïla Lama. Les deux récits révèlent deux facettes du héros, immortalisé par deux dessinateurs qui se passent le témoin pour assurer la continuité et rajouter leur touche personnel. Steve Dillon propose un Constantine plus rond (c’est l’effet barbe), dans l’émotion de retrouvailles avec le passé. Marcelo Frusin le rend plus dur, plus déterminé à résoudre son enquête. Des traits coupés aux couteaux pour un héros tranchant et sans pitié. Les habitués de la BD apprécieront certainement l’ensemble. Les néophytes se régaleront de la première partie, la plus lisible au niveau scénario et graphiquement moins sombre, en ramant un peu sur le sépulcre rouge qui étouffe un peu.

[Ange Lise]

John Constantine, Hellblazer : Le Sépulcre Rouge
Scénariste : Mike Carey
Coloriste : Lee Loughridge
Dessinateurs : Steve Dillon, Marcelo Frusin,Tim Bradstreet
Editeur Panini Comics