Drôle de dame…
Quand on est seule au monde, mieux vaut essayer de vite se faire son réseau d’amis. Brigit préfère entretenir sa filière d’ennemis à abattre. Mais loin d’être une tueuse froide et calculatrice, la belle rousse est partagée entre le doute, la rancoeur et le souvenir de ses parents. Les nombreux flash-back viennent ralentir le rythme de l’histoire pour nous plonger dans une introspection qui ne parvient pas, malgré tout, à donner une épaisseur psychologique suffisante au personnage. La super héroïne se cherche et s’affirme au fil de l’histoire. Personnalité touchante, elle intéresse plus pour sa fragilité que pour ses super pouvoirs. L’intrigue nous balade dans des affaires d’espionnage et de thriller fantastique (la quête du sérum flirte entre intérêts industriels d’hommes d’affaire peu scrupuleux et expériences interdites aux effets secondaires de science-fiction). Elle est le grain de sable dont personne ne soupçonnait l’existence (quand on a des parents secrets, on devient facilement un enfant secret) et qui va faire enrailler la machine. Elle avait le choix entre se la jouer discret et mener une vie normale et se mettre dans la peau de l’exécutrice magnifique. Tueuse, d’accord, mais belle avant tout (sois belle et tue-moi le retour). Brigit met donc un sacré boxon et ça se voit. L’absence de pigmentation de Brigit est compensée par une colorisation du décor un peu patchwork qui surprend parfois un peu, comme si les scènes étaient vues à travers les yeux vairons de Brigit. Et on espère pour elle (comme pour nous) que sa vision du monde aux couleurs chaotiques s’apaisera une fois la vengeance passée.
[Ange Lise]Beautiful Killer, L’exécutrice magnifique
Scénariste : Jimmy Palmiotti
Dessinateur : Phil Noto
Editions : Angle Comics, janvier 2007
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