Behind the Castle Walls, Bob Chapek à l’attaque du château Disney

Behind the Castle Walls, Bob Chapek à l’attaque du château Disney

29 septembre 2026 0 Par Xavier Fournier

De la folie pure ? Sous couvert d’autobiographie, Bob Chapek, l’ex-PDG de Disney (la maison-mère de Marvel) entre 2020 et 2022, règle ses comptes avec Bob Iger, qui fut à la fois son prédécesseur et son successeur. Soucieux de raconter sa version des choses, Chapek détaille à sa manière ses succès et ses emmerdes, les dessous du procès qui l’a opposé à Scarlett Johansson, mais sort aussi une thèse selon laquelle Bob Iger aurait secrètement connu… l’existence du COVID dès 2019 et l’aurait envoyé au casse-pipe à sa place !

Behind the Castle Walls, Bob Chapek à l'attaque du château DisneyBehind the Castle Walls, sorti aux USA ce 29 juillet 2026, est l’autobiographie de Bob Chapek « écrite avec Don Yeager », comme on dit poliment quand un vrai auteur s’est tapé tout le travail de mise en forme des souvenirs de l’intéressé. Comme l’ouvrage est aussi disponible (en anglais) au format numérique, nous l’avons lu hier pour voir s’il s’y racontait grand-chose d’intéressant pour les fans de comics ou de films dérivés des comics en question. À vrai dire… pas grand-chose. Chapek fait totalement l’impasse sur le mot « comics » et ne mentionne Marvel tout court qu’une demi-douzaine de fois dans l’ouvrage. Néanmoins, c’est un point de vue vertigineux et… particulier sur quelques décennies qui ont marqué la culture populaire (tous postes confondus, Chapek est resté presque trente ans chez Disney).

L’histoire que racontent Bob Chapek et Don Yeager dans Behind the Castle Walls (« Derrière les murs du château ») commence comme une histoire d’amour, l’homme fusionnant à dessein sa première rencontre avec sa femme et la façon dont il lui a avoué que son rêve était de devenir un jour CEO, autrement dit Chief Executive Officer, soit PDG. PDG de quoi ? Ça, Bob Chapek l’ignorait encore, mais ce qu’il savait, c’est qu’il voulait être le chef, point barre. Curieuse entrée en matière où le sujet du portrait préfère se définir comme un homme d’ambition, quelle que soit cette ambition. Quelques lignes suffisent à accélérer jusqu’à décembre 2019, date à laquelle Bob Iger, le PDG en place, l’informe qu’il sera son remplaçant pour une prise de fonction fin février 2020. Voyons voir, que s’est-il passé dans le vaste monde en février 2020 déjà ? On y reviendra…

Mais la première mauvaise surprise pour Chapek, c’est que son prédécesseur Bob Iger conservera un rôle dans la société jusqu’en décembre 2021, soit plus d’un an et demi plus tard. Et Chapek raconte comment, dès leur première prise de parole commune, il a compris qu’il était tombé dans un piège, qu’Iger n’avait aucune envie de partir et ferait tout pour lui savonner la planche. Iger était son alpha et son oméga, le type qui l’avait nommé mais qui, déjà, préparait son éviction. C’est possiblement vrai. Après tout, on sait que bon nombre de dirigeants n’arrivent pas à se résoudre à laisser la place le moment venu. Mais ce constat s’applique-t-il au seul Iger ou bien également à Chapek ? C’est la question qu’on peut légitimement se poser.

S’ensuit alors la vraie première partie du livre et l’explication très américaine que Bob Chapek est (ou tout au moins se considère comme) un compétiteur pour un tas de raisons personnelles insignifiantes, à commencer par le fait que son père aimait vraiment le baseball et le poussait à jouer. D’autres tranches de vie se succèdent, mais avouons que ce n’est pas l’odyssée familiale des Chapek qui nous intéresse, mais bien sa version sur ce qui s’est passé lors de sa prise de commande de Disney, qui plus est, dans le cadre de ce podcast, pour ce qui concerne Marvel.

Nous en sommes à 2011, dans le chapitre 8, quand Chapek est déjà chez Disney et que, déjà, Bob Iger le nomme à la tête de la division Disney Consumer Products, autrement dit la branche des droits des produits dérivés. Il faut dire que ce n’est pas l’humilité qui étouffe le dirigeant, qui s’autocongratule de-ci de-là, expliquant par exemple qu’il obtient le poste parce que « Bob Iger avait compris que n’importe quelle division que je dirigerais boosterait les bénéfices de Disney et qu’il en profiterait en tant que PDG ». Autrement dit : quoi que fasse Chapek, cela se transformerait en réussite et Iger s’en attribuerait le mérite. Et en 2011, Marvel fait déjà partie intégrante de Disney. C’est donc là, à la page 107 de ce livre qui en compte 258, que Chapek commence à évoquer Marvel parmi les autres univers gérés par son service.

Mais surtout, il s’intéresse à Star Wars, arrivé dans l’escarcelle de Disney un an après que Chapek a pris la tête des Consumer Products. Ce qui est intéressant, c’est que Chapek ne manque jamais une occasion d’expliquer comment ses décisions ont provoqué des succès sans précédent, en choisissant d’ignorer certaines polémiques. Alors oui, Chapek est celui qui a signé avec Hasbro un deal portant sur 80 millions de dollars pour le merchandising des personnages Marvel ; oui, il est aussi celui qui a supervisé un deal similaire, toujours avec le seul Hasbro, pour Star Wars, cette fois pour 225 millions.

Seulement, il est intéressant de noter qu’à la même époque, les deux licences seront frappées par deux polémiques similaires, à savoir le manque de personnages féminins parmi ces jouets. Dans certains coffrets Avengers, en particulier pour L’Ère d’Ultron, Black Widow avait été remplacée par Captain America, pourtant juché sur la moto qu’elle pilotait, elle, dans le film. À l’époque, il y avait même eu un hashtag #WheresBlackWidow pour se plaindre du peu de jouets liés à l’héroïne, et Mark Ruffalo lui-même avait pris la parole pour réclamer plus de figurines liées à Black Widow. Mais ça, Bob Chapek n’en a aucun souvenir.

Tout comme il n’a aucun souvenir d’un problème similaire à la sortie de Star Wars: The Force Awakens, quand Disney a totalement loupé le coche sur Rey, en semblant ignorer qu’elle était l’un des personnages principaux. Quand il se vante de la réussite commerciale de ses équipes au moment du film, Chapek se contente d’expliquer, « les personnages Star Wars tels que Han Solo, Anakin Skywalker et les Stormtroopers étaient assurés de faire monter notre succès à de nouvelles hauteurs de la galaxie ».

Alors, forcément, il y en aura parmi vous pour se précipiter et dire que la nouvelle trilogie n’était pas top et que les nouveaux personnages étaient vraiment trop méchants, mais ce n’est pas de cela dont on parle. On se fout de la qualité, en bien ou en mal, du film. Par contre, il est très intéressant de voir que le type supposé valider les jouets a loupé le coche aussi bien sur Black Widow que sur Rey et les autres, trouvant judicieux de parler des jouets d’Anakin Skywalker au sujet de The Force Awakens. Parce que, hé, rappelez-vous, il était super important Anakin Skywalker dans The Force Awakens…

Il ne s’agit pas de partir dans l’excès inverse et de dire que Chapek s’est planté sur toute la ligne. S’il l’avait fait, il ne serait pas resté des années dans l’entreprise et n’aurait pas grimpé les échelons. Mais le livre souffre de tous les travers classiques d’une autobiographie d’entrepreneur, à savoir : c’est coûte que coûte une success story, sans l’ombre d’un écueil. Chapek est parfait, gagne à tous les coups et avoue avoir commencé à rougir à chaque fois que Bob Iger faisait référence au fait qu’il lui faudrait bientôt un remplaçant, lui laissant entendre que ce serait lui. Bien plus tard, voilà Iger qui laisse le siège à Chapek, mais qui garde un rôle dans le créatif jusqu’à la fin 2021. Chapek une fois installé officiellement, il n’a que quelques semaines, quelques jours, avant que le COVID ne se répande en Occident.

L’affaire Black Widow est abordée page 202. Dans ce passage, Chapek rappelle que le film avait été validé bien avant le COVID et même avant le lancement de Disney+. Il explique cependant qu’en 2021, face à la fermeture des cinémas pour cause de confinement et sous la pression financière, Disney n’avait d’autre choix que de sortir le film sur sa plateforme. Là, pour le coup, Chapek fait preuve d’honnêteté, sous couvert d’euphémisme. Il dit, je cite : « Je pense qu’on peut dire que Ms. Johansson et son équipe de management n’ont pas été d’accord ».

En fait, on se souviendra que le film n’était sorti que partiellement dans les salles américaines, Disney optant donc pour le rendre disponible en VOD sur Disney+. Le contrat de Scarlett Johansson lui assurait un pourcentage sur les entrées cinéma, mais rien sur les ventes en streaming, ce qui impliquait une perte sèche pour l’actrice et des millions de chiffre d’affaires sur lesquels elle ne toucherait rien. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque, Chapek mettant des semaines avant d’arriver à un accord, non sans commettre quelques erreurs de communication.

Le Bob Chapek de 2026 semble avoir appris de ses erreurs et essaie de retourner la situation. Il explique que le problème n’était pas avec Scarlett Johansson, mais avec ses agents. Eh oui, les méchants, les comploteurs, ils avaient peur que de nombreux acteurs et actrices soient perdants et ils se sont servis de Scarlett Johansson comme d’un cheval de Troie, sachant qu’elle était trop populaire pour risquer grand-chose. Chapek explique que Disney, et en particulier Alan Bergman à la tête du studio cinéma, a tenté de négocier un avenant au contrat avant la sortie du film, mais que ce sont les méchants agents qui ont poussé Scarlett Johansson à ne pas négocier et à directement déposer plainte contre Disney.

Le gentil Bob Chapek explique que 90 % du temps, ce genre de différends se règle à l’amiable, loin des médias et des tribunaux, mais que là, à cause des méchants agents, ça n’a pas été possible. Le gentil Bob Chapek oublie juste de se demander pourquoi les agents en question avaient peur pour tous leurs clients. Mais pour faire bonne mesure, Chapek rappelle à ce moment-là que Bob Iger siégeait encore au comité de direction, qu’il n’était pas encore parti (son contrat courant jusqu’à fin 2021), et qu’il a saboté la situation. Le fameux communiqué de Disney répondant de façon cinglante à la plainte de Scarlett Johansson, accusant l’actrice d’être irresponsable en cherchant son seul profit en période de COVID ? Il aurait été conçu par Iger et ses équipes, tandis que Chapek n’y serait pas pour grand-chose. Et c’est totalement possible et probable, parce qu’on se souviendra que Bob Iger n’a pas fait preuve d’une grande efficacité ni d’une grande empathie lors de la dernière grève des scénaristes et acteurs. À l’époque, tout le monde avait attribué ce communiqué à Bob Chapek et c’est clairement un accroc dans sa réputation.

Mais Chapek multiplie les explications qui ressemblent à des excuses de pacotille. Il dit, et c’est vrai, que beaucoup d’autres PDG, Iger y compris, auraient pris la même décision que lui de sortir les films en vidéo/VOD sans attendre un retour à la normale. Seulement, ce n’est pas le changement de support que lui reprochent les acteurs, mais bien la tentative de Disney de sortir ces films sans leur reverser de pourcentage. Il explique aussi que, vivant à une heure et demi d’Hollywood, il ne pouvait pas communiquer pleinement avec la communauté du cinéma et que les visioconférences n’étaient pas l’idéal pour maintenir le contact. Certes, mais alors on se demande comment les autres ont fait… C’est simple : Bob Iger, fort de son contrôle sur le côté créatif des choses, l’aurait maintenu à l’écart. On va en reparler plus loin…

Chapek en arrive alors à un tournant majeur de sa démonstration : il n’a pas failli en tant que PDG de Disney, non, on lui a tendu un piège !!! Chapek rappelle que le contrat d’Iger lui assurait 18 mois de plus à la tête du groupe et qu’il a pourtant décidé de se retirer fin 2019 de façon abrupte. La bombe tombe page 206 : des sources gouvernementales et divers insiders auraient confié à Chapek qu’Iger était au courant à l’avance de l’approche du coronavirus et qu’il se serait débarrassé de son poste de manière à passer la patate chaude à quelqu’un d’autre le temps du COVID, pour mieux reprendre sa place après.

L’ex-PDG de Disney au courant du COVID plusieurs mois avant la crise en Occident, voilà qui va faire plaisir à tous les complotistes du monde, mais enfin, ça n’a ni queue ni tête : En 2019, le gouvernement en place est celui de Trump. Bob Iger est une figure du camp démocrate, qui a même failli se présenter à la présidentielle. Autrement dit, Iger était un rival potentiel de Trump. On voit mal le gouvernement d’alors et Iger se faire des confidences de ce genre.

Mais en fait, ce n’est pas exactement ce que sous-entend Chapek. Vous comprenez, Iger, figure démocrate, était au courant du COVID des mois avant les autres. Et ça, ce sont les gentils amis gouvernementaux du gentil Bob Chapek qui lui ont expliqué après coup. L’impression se confirme quelques lignes plus loin, quand Chapek explique comment le non-moins gentil Ron DeSantis, gouverneur républicain de Floride, était totalement pour la réouverture des parcs, tandis que le méchant Gavin Newsom, gouverneur démocrate de Californie, s’y opposait. Bref, toute la dernière partie de l’ouvrage tente de nous vendre un complot dans lequel une figure démocrate comme Iger était au courant de la pandémie des mois avant tout le monde, où les démocrates étaient responsables du blocage, des confinements, et ainsi de suite. Il ne manque guère que les allusions au Pizzagate pour que le tableau soit complet.

Chapek explique pourtant comment il a perdu cette bonne entente avec le gouverneur de Floride. Dans le chapitre 18, titré « Ne dites pas Gay, ou le tweet entendu dans le monde entier », on évoque les lois anti-LGBT passées par la Floride et la façon dont le président Joe Biden les a traitées de « hateful », pleines de haine. Chapek raconte alors comment il conseille au comité de direction de ne pas prendre position sur ce sujet, de peur de perdre le lien privilégié avec DeSantis. Chapek souligne pourtant qu’il n’y a jamais eu autant de personnages LGBT que sous son mandat à lui. Seulement, quelques pages plus tôt, Chapek nous jurait ses grands dieux qu’Iger l’avait maintained à l’écart du côté créatif des choses… Et quand bien même, il est toujours facile de compter les personnages LGBT sortis sous la présidence d’un PDG quand on sait, par exemple, que Eternals, sorti effectivement en 2021, a été tourné entre juillet 2019 et février 2020, quelques jours avant… la prise de fonction de Chapek.

Bref, Chapek raconte comment Bob Iger a osé tweeter qu’il était du même avis que Biden et en quoi cette législation posait problème pour les jeunes LGBT. Apparemment, ce tweet est le marqueur suprême de la trahison d’Iger, qui aurait ainsi tendu un piège à son successeur. La prise de parole d’Iger, assimilée à une prise de position de Disney, aurait compliqué la coopération avec la Floride. Mais les pages suivantes relèvent de l’acrobatie sémantique. Chapek explique en quoi lui était dans le vrai en ne prenant pas position et comment Iger était dans le faux, déclenchant des manifestations anti-Chapek même à l’intérieur de Disney. Mais dans le même temps, il rappelle aussi comment, en 2022, il s’est excusé devant les actionnaires pour ne pas avoir pris position assez vite et assez fort pour la cause LGBT.

Chapek, jamais avare d’autocompliments, explique qu’il a été « LE bon PDG au bon moment » pour sauver Disney et le transformer en géant du streaming. C’est peut-être vrai. Pardon, c’est sûrement vrai. Sauf que lorsqu’on évoque les côtés obscurs de cette période, Chapek en est réduit à dire que les autres PDG potentiels n’auraient pas fait différemment. À partir de là, comment ne pas penser que « les autres » auraient pu tout aussi bien mener la barque pendant ces années de crise et de reprise ? Quand c’est mauvais, ce n’est pas la faute de Chapek ; quand c’est bon, c’est entièrement et seulement grâce à lui. Ce qui ne veut pas dire que le camp d’en face est tout blanc.

Comme nous l’évoquions plus tôt, Bob Iger, réinstallé au pouvoir, a géré de façon assez calamiteuse la communication au moment de la grève des scénaristes et des acteurs. Et on a toutes les raisons de croire Chapek quand il raconte avec beaucoup d’émotion comment il a appris d’un simple coup de téléphone qu’il était viré, de façon brutale, à l’américaine, sans avoir le temps d’envoyer le moindre mail à ses proches collaborateurs. On se retiendra cependant de verser une petite larme, car en 2020, le même Bob Chapek a licencié plus de 28 000 personnes de façon tout aussi brutale (et 4000 par la suite). 32 000 personnes pratiquement invisibles dans ces 258 pages. Chapek explique juste que ces licenciements étaient une décision difficile… pour lui, tout en terminant le paragraphe en s’autofélicitant d’avoir été le meilleur dirigeant de Disney.

Dans ces pages, quelques cadres de Disney trouvent grâce aux yeux de Chapek : ceux qu’il considère comme ayant fait partie de son équipe, à commencer par Josh D’Amaro, l’actuel PDG de Disney, en poste depuis mars 2026. D’Autres noms sont curieusement totalement absents. Aucune mention, en bien ou en mal, d’un Kevin Feige, tête de proue de Marvel Studios. Surtout, Chapek passe totalement sous silence une initiative des très conservateurs actionnaires Nelson Peltz et Isaac Perlmutter (l’ex-propriétaire de Marvel) qui, entre 2022 et 2023, ont tenté d’écarter Iger pour mieux conforter Chapek à son poste. Peltz avait rencontré Chapek à Disneyland Paris pendant l’été 2022 pour y passer un pacte : Peltz serait entré au comité de direction de Disney, en échange de quoi la position de Chapek aurait été consolidée.

En 2023, Variety racontait de façon détaillée comment, à l’automne 2022, ce rapprochement avait fait perdre des points à Chapek, ou encore comment les résultats du quatrième trimestre 2022 avaient été désastreux pour Disney, Chapek étant jugé responsable d’avoir passé trop de temps sur les parcs d’attractions et pas assez sur le streaming (source principale des pertes). Tout le moment où Chapek devient le conspirateur aux côtés de Peltz et Perlmutter est mystérieusement absent du livre. Au point que Peltz et Perlmutter ne sont absolument pas mentionnés, totalement effacés de la mémoire de Chapek. Bamf ! Disparus !

Behind the Castle Walls est un curieux exercice de « vérité alternative », qui peut fonctionner tant que le lecteur n’a pas la curiosité de googler pour comparer avec les informations de l’époque. On l’aura compris, l’ex-dirigeant cherche des relais de soutien et suit la mode du moment en voulant se positionner comme un donneur d’alerte. Alors il actionne le bouton « Complot Covid », puis la politique, mais même ça semble artificiel. Bob Chapek s’accroche tellement à l’idée qu’il a été le meilleur PDG de Disney que ce livre aurait aussi bien pu s’appeler… What If ?

[Xavier Fournier]