Avant-Première VO: Review Venom #1

Venom #1

Venom s’offre un nouveau départ. Puisqu’Eddie Brock est depuis quelques temps redevenu l’hôte du symbiote, on pouvait s’attendre à une reprise du canal historique façon Lethal Protector. Mais Donny Cates et Ryan Stegman ont une toute autre idée en tête : jouer sur le fait qu’au bout de 30 ans on en ignore encore beaucoup sur Venom. Et les voici qui, en un épisode, lancent des nouvelles pistes…

Venom #1Venom #1 [Marvel Comics]
Scénario de Donny Cates
Dessins de Ryan Stegman
Parution aux USA le mercredi 9 mai 2018

Pendant des années le passé du symbiote est resté dans l’ombre. On imaginait mal qu’il ait une existence prédatant le Secret Wars d’origine. Si Brian Michael Bendis a creusé la chose dans Guardians of the Galaxy avec une histoire de justicier galactique mal programmé, l’explication n’était pas si cohérente que cela avec le style de Venom. Qui plus est, elle contredisait certaines sagas antérieures. Bref, entre ce qu’on sait de Venom, ce qu’on ne sait pas et les choses qui sont un peu entre les deux, Donny Cates y trouve matière à un droit d’inventaire en faisant référence à des sources inattendues, notamment Beowulf, l’un des plus anciens héros épiques qui soient. Pas spécialement ce que l’on attendait à voir débarquer dans cette série. Mais cela fonctionne tout en posant les bases de l’intrigue. Pour avancer, Cates se dote d’un personnage dont la fonction avoisine celle d’Ezekiel dans les Amazing Spider-Man de JMS. L’objectif n’est pas tellement de balancer des révélations (encore que…) mais plutôt d’énoncer à voix haute l’étendue de ce qu’on ne sait pas sur Venom. A partir de là, Cates devient pratiquement libre d’écrire ce qu’il veut, sans oublier pour autant les phases précédentes du héros…

« You ain’t the first neither was Flash. Not by a long damn mile. »

Ryan Stegman n’est pas un débutant en ce qui concerne les Spider-personnages. Entre Spider-Man, Scarlet Spider et d’autres séries, l’artiste semble même abonné, au moins en partie, à ce type de série. Mais à la faveur non seulement du côté plus sombre de Venom mais de la touche un peu gothique apportée par Cates, Stegman est comme libéré. C’est à dire que si on reconnaît les fondamentaux de son style, on le sent qui se fait plaisir (bien plus que sur Uncanny Avengers). Après des années, tout semblait dit sur Venom. De quoi ne rien attendre de nouveau de ce relaunch. Et finalement les deux auteurs fixent la barre bien plus haut. Surprenant et ambitieux.

[Xavier Fournier]
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