Carter Hall (Hawkman) a récemment découvert que non seulement son cycle de réincarnations est encore plus ancien qu’il le pensait mais qu’en plus il a une fonction : prévenir une menace directe pour tout l’univers, menace encore plus puissante que ce qu’il a pu affronter jusqu’ici. Mais le riche archéologue se réincarne depuis si longtemps que ses souvenirs se brouillent… et qu’il a oublié ce qu’était la menace et comment la contrer. Hawkman n’a d’autre choix que de partir à la recherche de lui-même…

Hawkman #2Hawkman #2 [DC Comics]
Scénario de Robert Venditti
Dessins de Bryan Hitch
Parution aux USA le mercredi 11 juillet 2018

Alors que le premier épisode de la série était une véritable plongée frontale dans la problématique d’Hawkman, ce deuxième chapitre vise avant tout à la consolidation. Carter Hall répète ainsi les nouvelles règles du jeu, comment il a découvert de nouvelles choses sur lui et ce qu’il cherche désormais. En un sens, le démarrage de la série était bien plus spectaculaire (mais, hey, il y avait un singe géant ailé et des révélations sur les vies extra-terrestres de Carter, ça n’arrive pas tous les jours). Robert Venditti s’occupe donc surtout d’insister sur les points importants déjà énoncés. Il semble que Madame Xanadu n’aura pas l’importance que l’on pouvait espérer la dernière fois mais pour autant le scénariste trouve une ficelle pour pouvoir communiquer avec une certaine personne bien placée pour plus en savoir que lui sur son propre passé. Petite difficulté de la chose : en voulant garder un ton ambigu, Venditti en vient à déboucher sur une situation floue, non pas sur ce qu’elle raconte mais bien sur ce qu’elle est. Est-ce qu’Hawkman a une nouvelle extension de son pouvoir qui lui permet de voir d’autres époques où bien continue-t-il, comme le mois dernier, d’avoir des visions ? Ce n’est pas bien clair dans l’histoire, alors que cela mériterait d’être précisé.

« Usually, History’s questions exhilarate me. »

Autre chose, si le premier épisode faisait la part belle à une action débridée, laissant Bryan Hitch s’éclater dans des scènes où un gardien titanesque détruisait un temple, cette fois l’histoire – par comparaison – se fait plus intimiste. Il y a bien un combat, mais il n’a pas la même démesure. Hawkman tente de communiquer avec son adversaire plutôt que de le combattre et la situation ne laisse guère d’occasions pour tirer parti du style de Hitch. Ce deuxième épisode, bien que continuant de s’inscrire dans le même ton que le run de Robinson/Johns, est plus sage et moins punchy. Peut-être aussi que, puisque Venditti lorgne un peu sur un équivalent ailé d’Indiana Jones, la série gagnerait à avoir un brin d’humour (minime, façon Les Aventuriers de l’Arche Perdu) et à moins lorgner sur le premier degré. Elle reste en tout cas (vraiment) très sympathique mais on espère vite retrouver un niveau d’énergie semblable à l’épisode du mois dernier.

[Xavier Fournier]