Plus de dix ans après la renaissance de Barry Allen par Geoff Johns, dans les pages de The Flash: Rebirth, Joshua Williamson profite de son dernier « run » pour ressusciter la famille de Flash. Comme si l’auteur cherchait à rétablir une continuité oubliée depuis 2011 et le tragique New 52.

The Flash #261 (DC Comics)
Scénario de Joshua Williamson
Dessin de Howard Porter
Parution aux USA le mardi 8 septembre 2020

Après trois ans sur le titre, Joshua Williamson tirera sa révérence dans le prochain numéro. Les choses s’accélèrent donc (sans mauvais jeu de mots) et on en apprend plus sur les manigances de Eobard Thawne, alias le Reverse-Flash. L’occasion pour le scénariste de corriger la continuité. On pourra dire que c’est peu facile (surtout quand il modifie les éléments de Heroes in Crisis) mais ça apporte encore plus d’épaisseur à un vilain déjà tout-puissant dans le monde de Flash. Il en profite aussi pour réaffirmer son amour avec la notion d’héritage, au coeur de la légende du bolide écarlate. Après avoir ramené Jesse Quick et Max Mercury dans le précédent numéro, Williamson convoque d’autres bolides, certains totalement inconnus des nouveaux lecteurs (Walter West, on parle de toi). Malgré tout, l’intrigue ne pourra résoudre tous les problèmes inhérents à la continuité post-Flashpoint. D’une part, parce qu’il y a beaucoup à expliquer et d’autres part car en parallèle, le destin de l’univers DC se joue dans la saga Dark Nights: Death Metal, pilotée par Scott Snyder. Du coup, Williamson profite de quelques cases pour signaler qu’il écrit le one-shot Dark Nights: Death Metal – Speed Metal prévu pour la fin du mois. Son véritable dernier tour de piste avec les différents Flash(es).

« THE GOLDEN AGE IS OVER! »

Howard Porter remplace le duo Christian Duce et Scott Kolins. Il est l’homme de la situation car il oeuvre dans l’univers de Flash depuis les années 2000 (sous Geoff Johns). Il n’a pas de mal à dessiner la horde de héros et de vilains qui déboulent dans ce pénultième épisode. Parfois, dans la confusion, il dérape un peu et les traits sont un peu grossiers. Mais il a au moins le mérite de nous faire distinguer les personnages sans aucun souci. Les couleurs éclatantes d’Hi-Fi ajoutent un peu de « pep’s » à l’ensemble.

[Pierre Bisson]