Spider-Ham, l’équivalent porcin de Spider-Man, refait surface dans un titre à son nom, pour des aventures presque solos. Presque, parce que ce premier épisode est une séance de rattrapage pour ceux qui ne connaissent pas les autres justiciers qui hantent le monde de Peter Porker. Mais aussi parce que pour sauver son univers, Spider-Ham aura besoin d’un autre spider-héros.

Spider-Ham #1Spider-Ham #1 (Marvel Comics)
Scénario de Zeb Wells
Dessin de Will Robson
Parution aux USA le mercredi 25 novembre 2019

Non, Spider-Ham n’est pas une invention des studios Sony pour essayer de capitaliser sur la vanne du Spider-Cochon des Simpson. C’est au contraire un personnage annexe de la spider-mythologie, qui existe chez Marvel depuis une quarantaine d »années et qui a plusieurs fois eu l’occasion de vivre ses propres aventures, tout seul ou, depuis le crossover Spider-Verse, allié aux Web Warriors. Il n’en reste pas moins qu’une partie du grand public l’a sans doute découvert à l’occasion du dessin animé Spider-Man: New Generation et Marvel se décide, avec un peu de décalage, à capitaliser sur ce coup de projo en rendant sa série à Spider-Ham. En fait le Spider-Man d’origine est sur la couverture et l’on sent bien qu’il ne tardera pas à faire irruption dans le récit. Mais il s’agit vraiment, d’abord, de se replonger dans le monde d’origine de Porker et de revisiter la « faune locale » à plus d’un titre (comme Ant Ant, le héros fourmi qui a la taille… d’une fourmi). Zeb Wells et Will Robson s’amusent à quelques gags qui font de cette planète une sorte de juste milieu entre Marvel et Disney. Surtout, ils précisent la menace. Une sorte d’épidémie grise touche les habitants et les rends affreusement sérieux…

« Hey! Pig-Boy! »

Le numéro s’efforce de décrire les différentes facettes de Spider-Ham, à commencer par une redite de ses origines, dans le style qu’avait la BD au début. De quoi prendre peur en croyant que tout le numéro n’est qu’un reprint. Mais non, la série s’inscrit dans une continuité récente (au point de se placer dans l’après Spider-Geddon). Hélas Will Robson a un style un peu mou et posé, pour quelque chose qui demanderait à être beaucoup plus expressif. Par exemple on aurait aimé que la série soit dessinée dans le style d’un Kyle Baker ou, pourquoi pas, par Wendell Dalit (qui se charge de la couverture). D’un autre côté la fin du numéro nous montre bien que la règle du jeu sera différente dans le deuxième épisode est qu’il s’agira d’une confrontation entre les mondes. Et peut-être que pour le coup le style de Robson permettra quelque chose de plus homogène

[Xavier Fournier]