Superboy s’émerveille tellement du 31ème siècle qu’il décide d’en faire profiter les copains. Il va chercher Robin (Damian Wayne) en 2020 et l’emmène dans le futur, avec la ferme intention d’en faire un membre de la Legion of Super-Heroes. Oui mais la question n’est pas tant de savoir si Damian se fera au futur que l’inverse…

Legion of Super-Heroes #3Legion of Super-Heroes #3 (DC Comics)
Scénario de Brian Michael Bendis
Dessin de Ryan Sook & Travis Moore
Parution aux USA le mercredi 15 janvier 2020

Sur la planète Rimbor, le terrible Général Nah « pête un cable » alors que la rumeur court que son fiston serait devenu membre de la Legion of Super-Heroes. Ce n’est sans doute pas l’élément qui attirera le plus les fans de l’univers DC, tant la mécanique de la série repose encore sur l’acclimatation de Jon Kent dans le futur… Et celle de ses amis. Emerveillé parce cette nouvelle époque, Superboy a donc ramené Damian Wayne avec la ferme intention de lui faire partager ce spectacle. Mais les réactions ne vont pas être vraiment celles que le fils de Superman attendait. L’air de rien, en l’espace de trois épisodes, Bendis délimite déjà un peu son cahier des charges, dans une optique assez proche de ce qu’était 2099 (ou la série Guardians of The Galaxy des 90’s), à savoir brosser le portrait d’un futur qui nous ramène sans cesse à une sorte de reflet du XXI° siècle. Le talisman découvert à la fin du premier numéro allait déjà dans ce sens, tout comme la présence de Rose. Damian vient surfer sur cette idée tout en installant des limitations. Pas question que le crossover avec l’univers actuel soit permanent. Bendis montre déjà que tout ne va pas être possible. Dans le même temps, à défaut d’être la continuation directe d’une chose déjà initiée dans Superman ou Action Comics, le General Nah, dans le genre grosse brute extraterrestre, à quelque chose du Rogol Zaar que Bendis a déjà utilisé dans le présent.

« I thought it was Chameleon Boy doing an Earth-tribe joke. »

Comme on pouvait s’y attendre, l’excellent Ryan Sook, qui travaille rarement sur un rythme mensuel, donne des signes d’épuisement et est rejoint au dessin par Travis Moore. Pourtant les deux artistes se combinent assez bien et si certaines pages peuvent sembler épurées, en particulier par rapport au lancement de la série, fin 2019, cela fonctionne comme un choix d’ambiance. Ensemble ils continuent de nous montrer un « nouveau monde » découvert par Jon et ses amis. Pour l’instant l’équipe créative arrive à nous montrer une vraie « légion » de personnages que nous connaissons peu ou pas sous cette version. Et le jeune Superboy, dans cet état, est lui aussi assez récent. Pourtant l’histoire l’emporte et arrive à nous « vendre » certaines situations ou des dialogues de façon très convaincante.

[Xavier Fournier]