[FRENCH] Tandis que Rick Grimes est obligé de vivre un véritable siège, Lori est seule sur la route. Des secours s’organisent… mais pour trouver qui ? Un épisode moins « parlotte », un peu plus orienté « action » et dans lequel les héros (et anti-héros) de Walking Dead doivent mesurer une nouvelle fois jusqu’où ils sont prêts à aller…

Le reproche qu’on a pu faire régulièrement à cette deuxième saison est le côté parfois « bavard », où les personnages semblent souvent préférer parler pendant des plombes que de régler les urgences (au point que parfois on pourrait presque croire à un effet « Nouvelle Vague » plutôt qu’à un feuilleton horrifique). Pour être honnête, la BD d’origine parle également beaucoup mais les comics s’y prêtent sans doute plus qu’une version filmée, où on recherche plus le mouvement que le statique. S’il y a encore des scènes de dialogues dans ce neuvième épisode, la proportion de tension et d’action est cette fois beaucoup plus équilibrée, en tout cas pendant la première demi-heure. La problématique vécue par Rick, Glenn et Hershel est un bon moteur pour remonter les choses.

Moins, sans doute, que la situation de Lori qui, il faut bien le dire, sur les deux derniers épisodes (en comptant celui-ci) a surtout été la potiche de service (« Hé Lori, on vit désormais dans un monde infesté de zombies, et si la seule femme enceinte du groupe partait en voiture, sans rien dire aux autres et en ne regardant pas la route ? » « Génial, j’y vais ! »). Le sens « pratique » d’une partie des personnages (dont Lori) ne cesse d’étonner. En même temps elle est à la base d’un des « zombie moments » de la semaine, quand un des morts-vivants s’écorche volontairement la tête pour essayer de passer à travers une vitre… Rick, Glenn et Hershel, donc, font le show cette semaine mais il faut bien dire que les vieilles habitudes reviennent vite et que devant les impératifs de la nouvelle situation, toute la petite bande fait… une réunion dans la salle à manger, comme s’il s’agissait d’un conseil municipal.

Au banc des absents, ou des peu utilisés en tout cas, on pourra citer Carol, interminable pleureuse du temps où on cherchait sa fille et qui, maintenant qu’elle aurait une raison pour pleureur, est ausi expressive qu’un bout de bois. Mieux utilisée, Andrea a, dans cette version télévisée, plus de raisons d’aller dans le sens de Shane. Et heureusement qu’il y a ce dernier pour remettre un coup de pression sur la fin et provoquer des réactions fortes. Finalement Walking Dead version TV fait la preuve, comme le comic-book, que les choses deviennent plus intéressantes quand les adversaires sont des humains, plus capables de prendre des initiatives que de simples « walkers ». Espérons qu’entre ce que peut provoquer Shane et les mystérieux nouveaux arrivants qu’on a pu croiser en ville, c’est bien la direction que prendra cette fin de saison. Moins de parlotte en faisant le linge et un peu plus de tension…

[Xavier Fournier]