Exposition Mauvais Genre – Les Maîtres de la BD américaine[FRENCH] Hier s’achevait à Tours l’exposition « Maîtres de la BD américaine », tenue en marge du festival Mauvais Genre. Une exposition extra-ordinaire au sens premier du terme, avec une cinquantaine de planches originales tirées de la réserve d’un heureux collectionneur de la région. Au menu ? Rien de moins que du Hal Foster, du Jack Kirby, du Wally Wood, du Mike Mignola, du John Bolton et de nombreuses autres « pointures ». Et pour ceux qui n’ont pu s’y rendre, voici une petite séance de rattrapage…

Exposition Mauvais Genre – Les Maîtres de la BD américaine

« Mauvais Genre », c’est le Festival international de cinéma de Tours, une manifestation qui en arrive à sa neuvième édition en 2015. Il s’agit de faire découvrir des films de genre bien souvent inédits en France, dont les organisateurs négocient la venue tout s’occupant aussi de les faire sous-titrer pour les rendre abordables au grand public. Cette année, cependant, « Mauvais Genre » s’est également décliné dans une exposition de planches originales de comics, exposée jusqu’à samedi dernier à la mairie de Tour. Jack Kirby, Joe Kubert, Frank Miller, Hal Foster, Emmanuel Mac Raboy, Bill Sienkiewicz, John Bolton, Alex Toth, Mike Mignola ou Frank Robbins, pour n’en citer que quelques-uns. Au fil des cimaises, on croise aussi bien Flash Gordon, Prince Vaillant, que les New Gods ou Moon Knight.

Exposition Mauvais Genre – Les Maîtres de la BD américaine

Le lien peut paraître incongru mais Gary Constant, le directeur artistique de Mauvais Genre, est prompt à expliquer qu’après tout il s’agît d’un art bien souvent mésestimé, là aussi « ‘d’un « Mauvais Genre », d’artistes dont le grand public connaît parfois les personnages mais rarement les noms. Le déclic, bien sûr, s’est produit avec l’accès à ces planches, provenant pour l’essentiel de la réserve d’un seul collectionneur privé, visiblement très bien « achalandé ». Le parcours résultant, formé d’une cinquantaine d’originaux, proposait une diversité folle, proposant aussi bien des dessins de Jeffrey Catherine Jones que de Wally Wood. Non seulement on trouvait des styles très différents mais aussi des originaux de configurations diverses (par exemple Foster, qui travaillait chacune de ses cases dans un « format géant ») ou simplement de voir certains artistes non « dilués » dans la postproduction propre aux comics. Par exemple, les dessins d’un Frank Robbins, libérés de la couleur omniprésente des fascicules, rendent plus hommage au talent du maître. Cette exposition rare n’a duré que quelques jours. Il est trop tard pour vous précipiter à la mairie de Tours mais vous trouverez ci-dessous une galerie de photos qui vous donnera une idée de tout ce qui se trouvait réuni.

[Xavier Fournier]

PS. Merci à Laurent de TechArtGeek et Gary Constant de s’être organisés pour nous faciliter la visite et ces prises de vues.