Pour surfer sur le succès du film Deadpool 2, Marvel propose un annual du duo Cable et Deadpool. Une aventure délirante de voyage dans le temps. Et avec Deadpool, les choses prennent des proportions gigantesques ! Plus de pages pour plus d’action mais est-ce vraiment plus fun ?

Cable/Deadpool Annual #1 [Marvel Comics]
Scénario de David F. Walker
Dessins de Paco Diaz et invités
Parution aux USA le mercredi 15 août 2018

Wade Wilson est tranquillement en train de regarder la télé quand débarque le Dr Gamble, un voyageur temporel qui a besoin de l’aide de Deadpool pour sauver le continuum espace-temps… et la mère du héros. Et bien sûr, quand on parle de voyages temporels, Cable rapplique ! S’en suit une quête à travers diverses époques. Pour être franc, ce numéro anniversaire est sympathique mais pas des plus palpitants. C’est un peu comme le reflet de l’univers « Deadpool ». Comparable au film Deadpool 2, c’est un film « pop corn » : on s’amuse mais le tout ne laisse pas un souvenir mémorable. On retrouve le duo de mutants qui avait déjà officié par le passé dans les comics. Leur relation est donc palpable et on voit qu’ils ont l’habitude de bosser ensemble. Les références à la pop-culture, comme Mario, Retour vers le Futur et bien sûr Terminator, sont multiples. Wade nous gratifie d’un long monologue au cours duquel il discutent avec les lecteurs. C’est ce qu’on appelle briser « le 4e mur », la marque de fabrique de Deapool. On est un peu déçu que cet épisode n’apporte pas de lumière sur le passé du mercenaire. Comme le point de départ est de voyager dans le temps pour sauver sa mère (Terminator, on vous a déjà dit), on aurait aimé que quelques infos soient données sur l’origine du personnage. Peut-être qu’il perdrait de sa superbe, un peu comme quand Wolverine a révélé son passé dans Origins…

« Hasta la vista, baby! »

Paco Medina connaît bien l’univers de Deadpool. Il n’a donc aucun mal à s’adapter à l’histoire. Comme les héros parcourent les différentes époques, Marvel utilise d’autres dessinateurs « invités » comme Nick Bradshaw, Luke Ross… Et l’ensemble est très cohérent. Medina utilise (consciemment ou non) les traits de Ryan Reynolds (l’interprète de Deadpool au cinéma) pour les scènes démasquées. Ça ne fait que renforcer le rapprochement entre ce numéro anniversaire et la sortie en DVD du long-métrage.

[Pierre Bisson]