[FRENCH] Ca ne surprendra aucun lecteur de X-Men Legacy (ni même aucun lecteur de comics tout court, en fait…) mais, contrairement à ce que laissait croire la fin de Messiah Complex, Charles Xavier n’est pas mort. Il arpente le pays en quête de ses souvenirs et, d’une certaine manière, de rédemption. Ça tombe bien, entre-temps, Logan s’est découvert un fils mais les retrouvailles ne se sont pas trop bien passées. Du coup, il aurait bien besoin d’un petit coup de main de ce bon vieux Charlie…

Daken – c’est son petit nom – est sous la coupe d’un certain Romulus, qui l’a bien remonté contre son père biologique. Mais pour la première fois, la donne a changé, et Logan a une chance de faire revenir son fils de l’autre côté du miroir. Conscient – et pour cause – qu’on ne se débarrasse pas comme ça d’une vie de lavage de cerveau, Wolvie a une idée géniale : demander à Charles Xavier de « nettoyer » psychiquement son fils comme il l’avait fait pour lui à une époque ! Le problème étant que, entre-temps, Xavier a appris certaines leçons de la vie (cf. Deadly Genesis pour les détails) et ne donne plus trop dans ce genre de plans, ayant enfin réalisé le côté immoral de la lobotomie sauvage. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous, surtout au sortir d’une décennie de comics mutants dont le but principal semble avoir été de faire chuter le Prof X de son piédestal. Puisque, de parangon de vertu, il est devenu Onslaught, puis l’homme des protocoles Xavier, puis celui de Deadly Genesis, etc. Bref, le message semble être : « méfiez-vous des chevaliers blancs ». Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce qu’il faut bien écrire quelque chose, d’une part, mais aussi, et surtout, parce que cette nouvelle mini-série, liée à X-Men Legacy, pourrait bien esquisser un début de réhabilitation pour le crâne lisse le plus célèbre du Marvelverse. Même si ce n’est encore qu’une impression toute personnelle, basée sur la conclusion de ce premier numéro…

Concrètement, nous avons le droit à une histoire divisée en deux chapitres, réalisés par des creative teams différentes – ce qui ne me paraît pas forcément la meilleure idée éditoriale, mais force est de reconnaître que l’ensemble se lit bien. Je suis moins fan du travail graphique de Scot Eaton que de celui de Mike Deodato, mais le tout est très « propre ». De même, j’ai trouvé que Daniel Way proposait de meilleurs dialogues que Mike Carey, mais c’est avant tout affaire de subjectivité. Seule la conclusion de ce premier numéro m’a laissé perplexe  – non à cause de l’idée en elle-même mais parce que, étant lecteur de la ligne Ultimate, je l’ai déjà lue. Après, il sera intéressant de voir ce que Carey et Way vont en faire. Si c’est bien mené, on peut espérer une mini-série intéressante, basée sur la relation entre ces deux personnages, récemment bien battus par la vie, que sont Xavier et Logan. Il y a des choses à dire, des choses à en faire sortir. Wait and see…  

[Antoine Maurel]