[FRENCH] Après la fin presque précipitée de l’arc précédént, qui enchaînait directement avec la saga actuelle (le sauvetage des X-Men/Starjammers disparus dans l’espace), ce numéro marque le pas. Il plonge Rogue et ses quelques alliés dans la réalité de leur situation : à des années-lumières de la Terre et sans la moindre idée de ce qui se passe autour d’eux. Sont-ils vraiment en position de sauver qui que ce soit ?

X-Men: Legacy #254 [Marvel Comics] Scénario de Mike Carey
Dessins de Steve Kurth
Sorti aux USA le mercredi 24 août 2011

Dans le précédent numéro, l’impulsion d’aller sauver Havok, Polaris et Rachel Grey-Summers s’est concrétisée soudainement, Rogue profitant d’un certain nombre de pouvoirs qu’elle avait absorbé poru se rendre dans l’espace lointain. En quelques pages la situation précédente (la récupération des alter-egos de Legion) était réglée et on sautait presque du coq à l’âne. Encore que l’arc en cours de démarrage n’a rien de désagréable mais disons que les choses allaient vite, sans le traditionnel numéro d’introduction pensé généralement pour ouvrir le futur TPB. En fait c’est dans ce nouvel épisode (#254) que Mike Carey montre le fond de ses intentions : les choses sont allées très vite pour les personnages, qui sont un peu tombés dans cette situation sans trop savoir où ils se lançaient. La chose est soulignée dans cette histoire qui, tout en ne manquant pas d’action, temporise un peu les choses. Une faction des X-Men, arrivée dans le sillage de Rogue, se retrouve dans un endroit dangereux sans savoir quel camp choisir.

Le morceau de résistance du numéro n’est cependant pas Rogue ou son équipe (plutôt sidérés par leur environnement et les gens qu’ils rencontrent) mais bien un équipage extra-terrestre désopilant, qui se mefie des mutants de la Terre sans toutefois être certains que Rogue fait partie des X-Men qu’ils ont déjà rencontré (parce que pour les aliens, tous les terrestres se ressemblent). A partir de là s’instaure un ton très british mais aussi très Carey, en un sens assez proche de certains dialogues de la série Lucifer, où le second degré est omniprésent. Il y a beaucoup d’humour dans ce numéro (sans pour autant tomber dans la pantalonnade). Un ton caractéristique qui fait que le sauvetage (éventuel) des Starjammers se distingue des précédentes visites des X-Men dans l’espace. Une très bonne livraison, même si les dessins de Steve Kurth auraient sans doute profité d’une mise en couleurs un peu moins « flashy ».

[Xavier Fournier]