Le retour en force de Venom par Donny Cates s’intensifie. Après avoir croisé le dieu des symbiotes, Eddie Brock doit faire face aux révélations de son symbiote. Si vous pensiez tout savoir sur les symbiotes et leurs pouvoirs, vous vous trompiez

Venom #5 [Marvel Comics]
Scénario de Donny Cates
Dessins de Ryan Stegman
Parution aux USA le mercredi 22 août 2018

Venom a affronté Knull, le roi (ou dieu) des symbiotes. Affronté est un bien grand mot car il n’a réussi à s’enfuir que parce que Miles Morales, alias Spider-Man, lui a donné un coup de main. En pleine chute libre, les deux héros vont devoir trouver une solution à leur problème. Et c’est le symbiote qui va les aider ! Comme le montre la couverture, Venom déploie ses ailes et se découvre de nouveaux pouvoirs. Certains diront que ce gimmick justifie le symbole de Venom sans faire référence à l’araignée initiale (et également de limiter l’usage des toiles) en vue d’un long métrage où Spidey ne sera pas présent. On préférera dire que c’est amusant que le symbiote n’y ait pas pensé avant ! OK, le fait d’avoir été sous l’influence de Knull dans les derniers numéros ont débloqué les souvenirs de l’extraterrestre mais c’est amusant de voir que personne n’avait pensé à utiliser les pouvoirs métamorphiques du symbiote de cette façon. Eddie et le symbiote confronte Rex Strickland pour obtenir plus d’information pour vaincre Knull. Les quelques pages qui en découlent servent à mettre en place la mini-série Web of VeNam, écrite aussi par Donny Cates (sortie mercredi prochain). Cependant, le scénariste ne s’en sert pas que pour lancer son nouveau projet et fait évoluer le héros suite aux révélations de Rex. On peut penser que ça sera temporaire, mais ça permet une dynamique intéressante avec l’ajout de Rex aux côtés du héros.  

« We can do many things now »

Ryan Stegman s’est totalement approprié l’ambiance gothique et horrifique de Venom. Si le style de l’artiste s’est toujours approché de celui du célèbre Todd McFarlane, sur Venom, c’est encore plus flagrant. McFarlane étant le co-créateur de Venom, c’est logique. Les couleurs sont très sombres, limite monochrome. Le noir et des variations de gris sont omniprésents, avec des touches de rouge (pour le sang) et de jaune (pour le feu) venant bouleverser l’ensemble. Attention, Stegman ne se prend pas pour Frank Miller sur Sin City. Il s’agit bien d’un comic book en couleurs. C’est juste l’impression générale qui ressort quand on feuillette les pages. Les dernières pages semblent indiquer que le personnage connaîtra d’autres améliorations dans le prochain numéro… pour le meilleur ou pour le pire ?

[Pierre Bisson]