[FRENCH] Presque toute l’équipe Cyberforce ayant été contaminée et mise hors de service, il appartient Velocity, seul membre encore valide, de tenter de sauver ses camarades. Quitte à aller demander de l’aide à l’organisation Hunter/Killer. Mais la réputation de Velocity n’est pas vraiment à son zénith et ses alliés potentiels sont plutôt du genre à tirer d’abord et discuter ensuite…

Velocity #2 [Top Cow ] Scénario de Ron Marz
Dessins de Kenneth Rocafort
Sortie aux USA le 22 septembre 2010

Le premier épisode établissait bien la problématique : Cyberforce a été empoisonnée par un androïde ressemblant trait pour trait à Velocity. Et maintenant que la vraie Velocity veut sauver son groupe, les gens ont tendance à la prendre pour le simulacre. Autant dire que les retrouvailles avec Hunter/Killer sont loin d’être cordiales que l’héroïne doit faire face à toute une équipe de spéciaux. Autrement dit on est peu dans le contexte du crossover classique « à la Marvel » ou deux factions héroïques s’affrontent sur un malentendu, quitte à se refaire confiance (ou pas) quelques pages plus loin. On ne peut pas dire que l’intrigue soit aussi solide que dans l’épisode de démarrage mais la narration scénaristique tient la route (les monologues de Velocity passent assez bien, tout comme la scène où elle est projetée dans le monde d’Alice au Pays des Merveilles). On apprécie aussi de voir réapparaître Hunter/Killer dans cette histoire, ce qui fait qu’on encourage ainsi la notion d’univers dans le côté « Cyber » de Top Cow (qui est un peu le parent pauvre par rapport au fantastique gothique des Witchblade et autres Darkness).

Non, ce qui fait assurément le show cette fois, ce sont les dessins de l’excellent Kenneth Rocafort qui continue d’affiner son style. C’est d’autant plus vrai avec cette mise en couleurs aux tons légers, qui n’écrasent pas le graphisme. Les traits nous apparaissent mieux, avec plus de force, que dans d’autres projets où les couleurs y allaient à la louche. L’ensemble est du coup plus beau, plus détaillé et cela est en particulier apparent dans la scène d’Alice dont je parlais il y a quelques lignes… L’intrigue est moins sculptée que la dernière fois mais ce Velocity #2 reste cependant une très agréable lecture.

[Xavier Fournier]