Avant-Première VO : Review Unthinkable #5[FRENCH] Ce n’est peut être pas la « lutte finale » mais la quête du héros d’Unthinkable touche, d’une manière ou d’une autre, à sa fin, sur fond de terrorisme international et de complot global manipulant les plus grandes catastrophes imaginables et en tout cas les plus meurtrières. Si parfois la série a négocié certains virages de manière abrupte et si les explications des personnages ont pu paraître un brin abstraite, cet ultime épisode martelle son propos avec un certain rythme…

Unthinkable #5 [Boom!] Scénario de Mark Sable
Dessins de Julian Totino Tedesco
Sortie américaine le mercredi 16 septembre 2009

Unthinkable #5Dans les dernières pages du précédent épisode, le masque tombait et on savait enfin qui avait été l’adversaire réel tout au long de la mini-série. Cette fois, c’est le terminus et les anciens membres du « Think Tank » – ceux qui ont involontairement servi de « machines à penser » à des activités terroristes – voient ici leur dernière chance d’empêcher un cauchemar mondial. Tout n’était donc qu’une conspiration remontant au 11 septembre 2001 et veillant à entraîner le monde encore plus loin pour donner une sorte de permis blanc aux superpuissances pour faire le ménage.

Mark Sable a ici une définition assez intéressante du terrorisme, comme une étincelle qu’il serait impossible d’arrêter une fois allumée. Sa propagation donne lieu à une version « open source » de la terreur et la thèse compose le nerf du raisonnement de cet épisode. Le Wildpack devient une sorte d’anti-Think Tank, un who’who des fondamentalistes américains mais même cette nature sert un but caché. Il faut attendre les dernières pages pour prendre la mesure de la parabole de Mark Sable mais l’ensemble est bien mené, toujours aussi bien accompagné par les dessins d’un Julian Totino Tedesco qui continue d’être captivant. Unthinkable s’achève comme un roman de Tom Clancy bien frappé. La conclusion laisse peu de place à une suite mais cette minisérie constitue, au final, un « tout » bien inspiré.

[Xavier Fournier]