Avant-Premire VO: Review Uncanny X-Men #24

3 août 2014 Non Par Comic Box

[FRENCH] Les X-Men doivent se rassembler pour entendre les dernires volonts du Professeur Xavier. Mais s’il y a bien une chose que les X-Men n’ont pas t ces dernires annes, c’est rassembl (encore que…). Et pourtant She-Hulk est intraitable. Cyclops et les autres doivent tre l, eux aussi. Et pendant ce temps-l un personnage trs dangereux inquite le S.H.I.E.L.D.

Uncanny X-Men #24Uncanny X-Men #24 [Marvel Comics] Scnario de Brian Michael Bendis
Dessin de Kris Anka
Parution aux USA le mercredi 30 juillet 2014

Finalement les Uncanny X-Men passent leur temps faire l’aller-retour entre l’acadmie Jean Grey et leur cachette dans le complexe Weapon-X. Pratiquement pas un arc sans qu’ils retournent sur les terres de leur premire cole. En fait les Uncanny X-Men se dfinissent surtout par rapport cette cole, n’ont pas coup le cordon. Cette fois la raison est pourtant justifie puisqu’il s’agt d’assister la lecture du testament de Charles Xavier. Et, ne vous y trompez pas, malgr ce que la couverture peut laisser entendre, Dazzler et son nouveau look n’y tiennent qu’une place mineure. Je suis un peu du par d’ailleurs car Bendis a mis le personnage dans une situation traumatisante mais intressante. D’habitude quand un hros change de look et de comportement, c’est bien souvent un caprice d’auteur peine justifi. C’est encore pire pour les hrones, souvent prises du syndrome « Janet Van Dyne » (« j’ai totalement chang d’apparence et mme de comportement du jour au lendemain mais c’est normal car je suis une femme »). On a bien vu les conditions qui ont vu Miss Blaire dcider de tirer un trait sur sa vie. Mais cela demanderait quand mme un peu de dialogue pour justifier qu’elle soit plus dans le camp de Cyclops que de Wolverine (elle a l’air d’tre remonte contre eux sans que les raisons soient expliques). Ceci dit on sait que Dazzler a une dent contre Mystique et – je ne fais pas trop de souci – l’arc en cours devrait lui permettre de repasser au premier plan.

Ce qui est peut-tre rageant c’est de voir la place rserve la monte en puissance du nouveau mutant… sept pages alors que ce n’est pas sa premire scne et que ce passage aurait pu tre utilis sur moiti moins de place (mme si le personnage est appel un rle important). Sept pages, c’est le tiers d’un numro, ca mange du temps d’introspection pour les autres personnages et c’est un peu dommage (cependant je dois dire que la capacit d’Anka a dessiner une Maria Hill compatible avec les comics mais qui a aussi des airs de Cobie Smulders m’a amus). Encore que, dans la place restante, il y a des choses intressantes de dites (par exemple le choix subconscient de Scott en matire de Q.G.). Mais je ne peux pas dire que je suis franchement bloui par le dessin de Kris Anka. Dans l’absolu ce n’est pas un mauvais dessinateur mais je ne pense pas que son style convienne la srie. J’attends autre chose des Uncanny X-Men, plus forte raison si l’on veut nous vendre cet arc comme important. Reste le nerf de la guerre, le dbut de rvlation qui marque la fin de cet pisode. Et l Bendis utilise judicieusement Emma Frost, la x-woman qui n’a rien fiche de l’hritage de Charles Xavier, comme « voix-off » pour enfoncer le clou. Il y a tout un pan de l’existence du Professeur X que l’on ignore (on se souviendra de la scne de la naissance de son enfant il n’y a pas longtemps) et qu’on va maintenant creuser. Une chose, cependant, le logo Original Sin trne firement sur la couverture et franchement le rapport s’arrte la notion de secret. Il n’y a pas l’ombre d’une connexion entre cette histoire et Original Sin, pas mme un « au mme moment » o une trace de l’implication des X-Men dans ce crossover (ce qui, vu le rle d’Emma Frost, est un peu dommage). On dirait que Bendis n’est pas trs joueur quand ce n’est pas lui qui est aux commandes du crossover. Et c’est un peu dommage car il y aurait des choses creuser. Ceci dit, l’inverse, je crois que c’est la premire fois qu’il fait autant rfrnce la composition des Amazing X-Men. Reste qu’avec la scne finale, Bendis tient son monde en haleine.

[Xavier Fournier]