Avant-Première VO: Review Uncanny Avengers #13[FRENCH] Rick Remender progresse clairement de numéro en numéro en ce qui concerne la dynamique du groupe. Après l’avoir divisé en deux factions, voici que des groupes, des tandems, des couples se forment. Le côté très subjectif de la limite du bien et du mal est, comme à l’époque de son Uncanny X-Force, mis à mal et certains personnages peuvent prendre les mauvaises décisions avec les meilleures intentions du monde.

Uncanny Avengers #13Uncanny Avengers #13 [Marvel Comics] Scénario de Rick Remender
Dessin de Daniel Acuna
Parution aux USA le mercredi 23 octobre 2013

C’est une excellente livraison que cet Uncanny Avengers #13, où la faction pro-intégration (celle de Cap et d’Havok) progresse pour libérer la Scarlet Witch et Wonder Man tandis que les pro-communautaires… n’ont pas autant de chance et vont devoir revoir leurs priorités. Avant tout, c’est un bon épisode parce que le scénariste a su placer des éléments humoristiques dans des situations désespérées. La gestion de Cap en mode « vieux guerrier dur de la feuille » est une vraie trouvaille puisqu’elle allège l’atmosphère tout en restant crédible. Et elle dégage de la place pour Wasp et Havok prennent les choses en main. Remender continue ici sa constitution de « doublettes ». Tandis que Sunfire et Rogue tente d’agir, que Scarlet Witch et Wonder Man jouent le chaud et le froid sur leurs intention… qu’il y a aussi une doublette (les Apocalypse Twins) à la base de cet arc… Les poids lourds comme Captain America, Thor ou Wolverine sont gérés avec parcimonie. Du coup des personnages comme Havok ou Sunfire grandissent, prennent du galon. Alex Summers surtout et c’est à se demander s’il n’est pas en train de devenir le « Fantomex » de cette série. Il a clairement pris du galon en tout cas et çà fait plaisir à lire.

Il y a derrière tout ça un thème global. Une question de confiance. Si les différents membres de l’équipe se faisaient globalement confiance (et pas seulement par petits groupes de deux), il n’y aurait pas de problème. Mais si les humains et les mutants se faisaient confiance il n’y aurait pas besoin de ce groupe. Et quand on compte certains membres instables comme Scarlet Witch, la notion de confiance en prend un coup. A plus forte raison parce que les Horsemen of Death, bien choisis, attaquent aussi à un certain niveau personnel les idéaux des héros. Le tout est bien mis en images par Daniel Acuna (sauf peut-être la scène où Wolverine est prisonnier, un peu trop chargée en ombres). En tout cas le titre va clairement dans la bonne direction et je suis curieux de voir ce qu’il va donner sur le long terme.

[Xavier Fournier]