Avant-Première VO : Review Powers Vol.3 #1[FRENCH] Et c’est reparti pour un tour ou tout au moins pour ce qu’on pourrait qualifier de « nouvelle saison ». Powers revient avec la promesse d’être désormais mensuel, un Christian Walker encore plus cerné par ses secrets et une évolution de la série peut-être encore un peu plus noire. Quoi qu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir, c’est le retour d’une série qui manquait !

Powers Vol.3 #1 [Marvel/Icon] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Mike Avon Oeming
Sortie aux USA le mercredi 25 novembre 2009

Powers Vol.3 #1Bendis et Oeming relancent leur bébé ! Powers, ça redémarre et c’est tant mieux. D’autant que ce n’est pas du retour à zéro et qu’on sent que les personnages portent la marque des événements passés, avec un sentiment d’usure perceptible dans le personnage de Walker. Et rapidement les auteurs font mouche, même si dans la scène d’intro j’ai eu un peu de mal à accepter que l’adversaire paranormal se comporte si gauchement, ne représentant finalement pas un grand danger pour la détective Sunrise mais finalement c’est sans doute plus un signe que ceux qui chassent les « powers » sont plus expérimentés que ceux qui utilisent des aptitudes de temps à autre. Assez rapidement, cependant on est à nouveau dans le bain, dès que l’agent Walker entre dans la danse. D’ailleurs l’effet intéressant de ce troisième numéro 1 c’est qu’on a tendance à comparer aux deux autres jalons que furent les premiers numéros des deux volumes précédents. Cela permet du coup de voir à quel point Oeming a progressé et comment le personnage a évolué, désormais à la fois plus noir et moins « carré ». Et la chose est vraie sans doute aussi dans le script de Bendis…

Je ne dirais pas que ce Powers #1, troisième du nom, s’adresse vraiment aux néophytes. D’abord parce que si vous avez manqué le début, vous seriez bien bête de vous en priver alors qu’il existe des TPB pour ça. Ensuite parce que si l’histoire n’est pas incompréhensible prise de manière autonome (un petit pavé nous présente brièvement Walker et Sunrise) il y a quand même des allusions qu’on saisira mieux si on est au courant de quelques éléments propres à l’univers de Powers, glanés dans les arcs précédents. Sans cette connaissance je pense que ceux qui débarquent auront du mal à comprendre ce qui se passe en parallèle de la « scène de sexe ». Là aussi il y a évolution puisque fut un temps où dans Powers les petites filles plaisantaient sur le sens des termes « explicites ». Ici, la scène, sans être « crue », est quand même plus épicée torride que celle d’Alias #1. Bref, non je ne sais pas si je lâcherais un lecteur découvrant Powers directement sur ce numéro. Je lui conseillerais plutôt de passer par la case départ pour les raisons expliquées plus haut. Par contre il est certain que si vous étiez lecteur de Powers a un moment et que vous avez perdu la série de vue, ce #1 est un nouvel arc (comme je le disais en intro, une « nouvelle saison ») qui vous permettra de rentrer au bercail en douceur. Et de combler le retard ensuite, non mais !

[Xavier Fournier]