[FRENCH] Power of Shazam fait partie des séries qui renaissent brièvement à l’occasion de Blackest Night. Mais la majeure partie des membres de la « Famille Marvel » n’ont plus leurs pouvoirs. Aussi le Black Lantern lointainement dérivé du pouvoir de Shazam doit se tourner vers une autre source de revanche..

Power of Shazam #48 [DC Comics]
Scénario de Eric Wallace
Dessin de Don Kramer
Sortie aux USA le mercredi 13 janvier 2010

Billy et Mary Batson n’ont plus leurs pouvoirs. Le sorcier Shazam est aux abonnés absents tandis que Black Adam et Isis sont pétrifiés depuis quelques mois. Resterait bien l’actuel Captain Marvel (Freddie) mais il est visiblement trop occupé par les événements/retombées de Justice League: Cry For Justice pour occuper tout l’espace. Du coup cela laisse peu de monde pour s’occuper du retour d’Osiris, le frère d’Isis, tué de manière assez sauvage dans les pages du magazine 52. Ce « Power of Shazam », par rapport aux autres titres qui se voient rajouter un numéro « posthume » ce mois-ci, a donc la particularité de laisser la vedette assez peu aux protagonistes de la série d’origine, préférant se concentrer sur un personnage qui n’était même pas créé à l’époque. Et ce n’est peut-être pas un mal, dans le sens où cet épisode est du coup un peu plus « reader friendly ». Pas la peine d’avoir la série originale Power of Shazam en tête, l’histoire est plus comme un épilogue du bien plus récent « 52 », capitalisant sur ce qui arrivait alors à Osiris.

Eric Wallace n’a pas l’air d’avoir tout à fait la même définition des Black Lanterns que les autres scénaristes participants à Blackest Night. Ceux qu’ils utilisent dans cette histoire semblent être capables de plus d’autonomie, de plus de personnalité. On pourrait dire que ce n’est pas tout à fait raccord avec le reste mais dans le même temps il faut bien voir que dans ce récit privé de héros majeur, voir des porteurs d’anneaux noirs avec une personnalité un peu plus travaillée n’est pas inutile. Loin s’en faut. Elle permet même à certains d’entre eux de retrouver une certaine forme de noblesse. Du coup, cela donne au numéro un petit truc que certains des autres « tie-in » n’ont pas. Reste assurément que les fans du Power of Shazam d’Ordway ne trouveront pas là une suite de leur série préférée. Il faut vraiment plus prendre cela comme quelque chose à destination des fans de « 52 ».

[Xavier Fournier]