[FRENCH] Les Next Men sont éparpillés à travers le temps. Soit. Mais l’un(e) d’entre eux est à la source même de leurs tourments. Le voyage temporel est ici utilisé comme un véritable instrument de torture, une bonne partie des héros étant mutilés ou mourants (au point qu’on se dit que ca va être compliqué pour « réparer » le groupe). John Byrne n’est pas tendre avec ses propres personnages et ne leur épargne rien.

Next Men #5 [IDW] Scénario de John Byrne
Dessins de John Byrne
Sorti aux USA le mercredi 13 avril 2011

Depuis le début de la nouvelle série, les lecteurs ont pu voir que les Next Men avaient été expédiés à différentes époques, comme si une mystérieuse volonté avait décidé de leur en faire baver. Morts, maladies, blessures… les héros en bavent. Et la seule qui n’est pas partie dans le passé, Bethany se retrouve dans un futur qui reserve son lot de surprises… pas toujours heureuses. A ce stade de l’histoire, John Byrne commence à assembler les époques et la chronologie des personnages. Des intrigues séparées convergent et on commence à voir un sens à tout à tout ça. Au passage on voit Byrne renouer avec certaines atmosphères propres à la série comme elle avait été lancée dans les années 90, avec dénonciation du racisme et la mise en scène d’un certain sadisme (sans complaisance puisqu’il est lui aussi dénoncé).

Personnellement, cependant, je pense que l’auteur fait une petite erreur en donnant un rôle si passif à la plupart des personnages. Après une interruption de plusieurs années, je crois que Nathan et les autres auraient besoin d’être un peu moins « trimballés » pour séduire de nouveaux lecteurs. Encore que dans ce numéro Tony semble prendre les choses en main (ou en tout cas espère les prendre en main). On ne sera fixé que le mois prochain mais c’est un peu dommage, en termes de rythme, qu’il faille attendre le sixième épisode pour savoir si un des principaux personnages va enfin agir. Notez bien que c’est un souci de rythme qui touche surtout la lecture en fascicule et que j’imagine qu’en TPB ce sera tout à fait différent.

[Xavier Fournier]